En images : les mystères d'une cité engloutie remontent à la surface

Le photographe Romain Veillon est parti à la découverte d'Epecuén, une ville d'Argentine submergée par les eaux, puis redécouverte peu à peu grâce à la sécheresse.

Epecuén rejaillit peu à peu des eaux. (Crédits image : Romain Veillon)

Epecuén rejaillit peu à peu des eaux. (Crédits image : Romain Veillon)

Epecuén, ou Villa Epecuén, était une ville thermale en Argentine située à plus de 500 kilomètres au sud de Buenos Aires. Du moins jusqu'au 10 novembre 1985. Ce jour-là, après plusieurs semaines de pluies torrentielles, la digue qui retenait le lac éponyme a cédé, entraînant d'abord l'inondation d'Epecuén, mais plus encore, à terme, son engloutissement par les eaux.

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Après trente années passées sous la surface, la ville se dévoile à nouveau à l'air libre. Le photographe Romain Veillon s'est rendu sur place pour constater, objectif en main, l'émergence d'Epecuén au-dessus des eaux, "spectacle de désolation à la fois terrifiant et magnifique", comme il l'écrit lui-même.

Selon lui, ce lieu de villégiature connu dans tout le pays attirait alors jusqu'à 20 000 touristes par an. Les prétendus pouvoirs curatifs des eaux du lac attenant lui ont permis de prospérer pendant des années : la ville s'est enorgueillie de nombreux hôtels et discothèques pour accueillir les curistes, jusqu'au "véritable château d'inspiration française", précise-t-il.

Véhicules, bâtiments, débris de toutes sortes se découvrent au fur et à mesure que la terre gagne du terrain sur les eaux (Crédits image : Romain Veillon)

Véhicules, bâtiments, débris de toutes sortes se découvrent au fur et à mesure que la terre gagne du terrain sur les eaux (Crédits image : Romain Veillon)

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Aujourd'hui, alors qu'une petite partie de la ville est encore immergée, de nombreuses traces d'Epecuén ont fait surface.

C'est un paysage apocalyptique qui se dresse devant nous, comme si un tremblement de terre avait tout dévasté. Les vestiges de la vie des anciens locataires refont surface pétrifiés par le sel et racontent chacun une histoire différente.

"A l'image de l'Atlantide"

Pendant son exploration, Romain a fait la rencontre du seul habitant d'Epecuén à être resté sur place. Pablo Novak se promène quotidiennement avec son chien, "à la recherche de souvenirs, ou bien pour ne pas l'oublier". Pablo a grandi ici et a raconté son histoire à notre photographe aventurier. C'est lui qui la relate à son tour sur son site :

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Quand il était jeune, son père, lucide, lui disait que l'eau était là avant et qu'elle reviendrait. Il avait vu juste. À l'image de l'Atlantide, Epecuén fut submergée par les eaux comme si les dieux cherchaient à envoyer un message aux hommes.

Nous ne sommes rien quand les éléments se déchaînent. Les ruines qui réapparaissent aujourd'hui agissent comme une piqûre de rappel sur ce qui risque d'arriver de nouveau lorsque l'homme pense pouvoir plier la nature à sa volonté.

A travers le prisme de l'objectif photographique, découvrez ci-dessous les ruines de la cité autrefois engloutie d'Epecuén, rapportées d'Argentine par Romain Veillon.

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Pour mieux découvrir les explorations de Romain Veillon, rendez-vous sur son site Internet, où sur l'un de ses reportages photo hébergés sur le site Konbini.

Crédits pour toutes les images : Romain Veillon

Par Théo Chapuis, publié le 08/10/2014

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