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En images : le road trip en Suisse de Sidi-Omar Alami entre lacs et montagnes

Sidi-Omar Alami, jeune photographe de 21 ans, nous donne envie une nouvelle fois de plier bagage et de partir immédiatement en road trip. Cette fois ci, c'est non pour les États-Unis mais pour la Suisse.

La dernière fois que vous nous parlions de Sidi-Omar Alami, c'était pour évoquer les photos de son road trip à travers les États-Unis. Mis à part Sidi, personne n'aurait pensé aller en Suisse pour ce genre de voyage et pourtant, ses photos n'en sont que plus belles. Le photographe de 21 ans doit son escapade au pays de la neutralité à une marque de sacs à dos qui lui en a fait la commande.

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Carte routière de la Suisse, ou bien Confédération helvétique (Carte : Swiss Backpacker News)

Comme pour chaque voyage, il commence par poster un statut sur sa page Facebook afin de rencontrer des locaux et partager ses aventures. Et comme à chaque fois, beaucoup répondent et lui montrent des endroits magnifiques à l'abri des flots de touristes. Sidi partage avec Konbini plusieurs de ses photos et raconte les histoires qu'elles dissimulent.

Ces images sont celles de quinze histoires différentes et toutes sont chargées d'air frais, de boue, d'histoires d'amour et d'aventures. A côté, votre weekend à la Baule vous semblera bien morne.

À Derborence

Switzerland

(Photographie : Sidi-Omar Alami)

Quel souvenir c'est de se battre dans de la boue avec ses potes comme des gamins, perchés dans les montagnes. La fonte des neiges crée une multitude de petits étangs de boue. Une fois le camp installé, les tentes montées, les hamacs accrochés aux arbres et le feu préparé pour la tombée de la nuit, il est grand temps de nous affronter dans la boue jusqu'à l'épuisement. Je ne vous parle pas de l'état de mon appareil photo après ça....

À Derborence

(Photo: Sidi-Omar Alami)

(Photographie : Sidi-Omar Alami)

Voilà mon pote Arnaud sous l'eau. On se croirait dans les eaux bleu turquoise des Maldives, mais en réalité il s'agit d'un lac perché à quelques milliers de mètres d'altitude. L'eau y est tellement froide (7 degrés, je pense) que l'on se baigne seulement quelques secondes avant de sortir de l'eau. D'ailleurs on peut très bien voir sur la photo la souffrance que subit mon pote. Je pense qu'il faut être fou pour se baigner dans ces conditions.

Au Col de Sanetsch

(Photo: Sidi-Omar Alami)

(Photographie : Sidi-Omar Alami)

Avec mon pote Morad, nous nous sommes aventurons dans un col encore enneigé. Nous arrêtons la voiture et nous continuons à pied pour prendre quelques photos. À notre retour, la voiture ne fonctionne plus correctement. Il est impossible de passer les rapports de vitesse car l'embrayage du véhicule est endommagé à cause d'une marche arrière.
Il n'y a personne pour nous aider. Nous sommes à environ 1900 mètres d'altitude, la nuit tombe, une tempête approche. Ça peut paraître improbable, mais la voiture que l'on voit en bas à gauche de la photo est la voiture d'un habitant d'un village de la région qui a pour habitude de se promener dans le col toutes les deux semaines.
Je ne sais pas si c'est une intervention divine ou si je suis l'homme le plus chanceux de cette planète, mais le mec est mécanicien et il nous sort de la galère. Je ne crois pas aux coïncidences, mais là c'est incroyable. Il s'appelle Christian. Merci à lui, je lui suis éternellement reconnaissant.

Sur la route en rentrant du Col du Simplon

(Photo: Sidi-Omar Alami)

(Photographie : Sidi-Omar Alami)

C'est la première fois que je prends une photo tout en conduisant. Je pense que ce n'est pas vraiment légal. Cette photo à été prise en revenant du Col du Simplon. Nous venions de tourner certains plans de la vidéo de notre aventure avec mes potes. Vous pouvez d'ailleurs la voir juste ici.

Col du Simplon

(Photo: Sidi-Omar Alami)

(Photographie : Sidi-Omar Alami)

Après plusieurs heures de marche dans la neige et la boue avec nos sacs d'aventuriers hyper lourds, nous nous sentons crades et anéantis de fatigue. Allongés sur le goudron jusqu'à l'arrivée d'un bus de touristes italiens, on s'amuse à leur jeter des boules de neige comme des enfants. Ils sont hyper cool et prennent bien la blague.

Cascade au Col du Simplon

(Photo: Sidi-Omar Alami)

(Photographie : Sidi-Omar Alami)

L'eau que nous buvons en bouteille n'est en rien comparable à l'eau de source qui provient directement de la montagne. Je vous assure qu'elle a un goût incroyable. Délicieux.

Lac de Caumasee

(Photo: Sidi-Omar Alami)

(Photographie : Sidi-Omar Alami)

C'est mon pote Alan de dos, face à la montagne au loin. Nous nous baignons dans ce lac après une grosse averse. Le bémol, c'est que les parcs naturels de Suisse sont hautement protégés et nous n'avons pas le droit de camper près du lac...
... mais on le fait quand même. Je déteste l'idée que l'on puisse interdire à de simples voyageurs de camper là où ils le désirent. Selon moi, c'est le droit le plus fondamental qui existe pour un être humain de pouvoir se promener là où bon lui semble.

Caumasee

(Photo: Sidi-Omar Alami)

(Photographie : Sidi-Omar Alami)

Voici Laura assise sous la pluie après un accident au pied assez grave. Pour pénétrer dans un lac, elle a sauté dans de la vase. Une grosse branche lui a transpercé la plante du pied. Après qu'elle soit sortie de l'eau, le sang coulait à flot.
J'ai joué au super-héros et enlevé mon t-shirt pour stopper le sang de couler jusqu'à ce qu'on aille à l’hôpital pour recoudre la plaie. Mon tee-shirt est plein de sang maintenant.

Laax

(Photo: Sidi-Omar Alami)

(Photographie : Sidi-Omar Alami)

Cette photo montre Alan en train de couper du bois pour le feu du soir. J'aime particulièrement la composition et le jeu de lumière de cette photo. Je suis assez fier de son rendu artistique.

Laax

(Photo: Sidi-Omar Alami)

(Photographie : Sidi-Omar Alami)

Sûrement la plus belle nuit de toute ma vie. Nous sommes là, avec mes potes, assis sous cet amas d'étoiles. C'est comme si nous étions plongés dans la Voie Lactée. Nous restons là pendant plus de deux heures à refaire le monde. On se sent tellement petit et insignifiant dans une situation pareille que l'on se dit qu'il serait peut-être temps de débarrasser nos cœurs de tout orgueil et ostentation... 

Quelque part sur la route

(Photo: Sidi-Omar Alami)

(Photographie : Sidi-Omar Alami)

Nous roulons direction l'Autriche. Quelques minutes auparavant, je suis tombé nez à nez avec un serpent dans les bois. J'ignorais qu'il y en avait en Suisse. Je ne m'attendais tellement pas à en croiser un que le hurlement que j'ai poussé l'a fait fuir. Mes potes se sont bien moqués de moi en m'entendant hurler de peur de la sorte.

Caumasee

(Photo: Sidi-Omar Alami)

(Photographie : Sidi-Omar Alami)

J'ai rencontré Laura grâce aux réseaux sociaux et elle a accepté d'embarquer avec nous dans notre road trip. Une nana pleine de vie qui travaille comme mannequin entre la Suisse et Milan. C'est sa première aventure road trip. Elle a été super courageuse malgré une grosse blessure au pied qui a failli compromettre le reste de son séjour avec nous. C'était mon coup de cœur du voyage.

Dans une forêt

(Photo: Sidi-Omar Alami)

(Photographie : Sidi-Omar Alami)

Portrait de mon pote Aurélien avec sa pomme. Il y a seulement deux façons de connaître véritablement quelqu'un : habiter avec lui, ou voyager avec lui. J'ai vraiment appris à découvrir ce type qui est d'une générosité incroyable. C'est toujours enrichissant humainement de voyager avec de telles personnes, surtout à vingt-et-un ans, lorsque tu as soif d'apprendre la vie.

Dans la montagne en haute altitude

(Photo: Sidi-Omar Alami)

(Photographie : Sidi-Omar Alami)

Nous nous arrêtons avec notre van après avoir longuement grimpé dans une montagne pour y dormir. Nous rencontrons un groupe de chèvres et de boucs. Ce bouc m'a énormément intrigué par sa prestance. Il est là, debout sur ce tas de branches et m'observe avec fermeté. Il a la posture d'un lion debout sur son rocher en pleine savane comme pour marquer son territoire. Je ne peux que me tenir là et observer.

Région de Zurich

(Photo: Sidi-Omar Alami)

(Photographie : Sidi-Omar Alami)

Sur la route après avoir quitté Zurich quelques heures auparavant. 120km/h, cheveux au vent, ça mérite une photo.

Vous pouvez en découvrir plus sur le travail de Sidi-Omar Alami sur ses pages FacebookInstagramTumblr et Flickr.

Par Thomas Andrei, publié le 01/07/2015