Sadie Hennessy outside the Children’s tattoo parlour in Oxford Street, Whitstable. See SWNS story SWTATTOO; Parents were in uproar after… Lire la suite

Un premier salon de tatouage pour enfants ?

En Angleterre, la nouvelle a fait l'effet d'une bombe. Il y a quelques jours, l'artiste Sadie Hennessy annonçait l'ouverture du tout premier salon de tatouage pour enfants.

Chez My First Tattoo à Whitstable, une petite ville côtière du nord de l'Angleterre, il serait désormais possible pour les marmots de se faire encrer sous la peau les minois colorés des Hello Kitty, Supers Nanas et autres Snoopy. Une réduction de 20% est même promise aux clients qui se feraient tatouer pour la première fois. "Un cadeau pour la vie au prix de l'argent de poche", comme le clame la devanture du futur salon.

Sadie Hennessy devant son futur salon de tatouage pour enfant © SWNS.com

Sadie Hennessy devant son futur salon de tatouage pour enfants, à Whistable © SWNS.com

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Dénoncer la sexualisation des enfants

Après quelques polémiques et beaucoup d'indignation, Sadie Hennessy a fini par lever le voile sur la vraie nature de cet impensable concept. Cette artiste a en fait prétendu ouvrir ce salon dans le seul but de dénoncer la sexualisation prématurée des enfants dans nos sociétés contemporaines. Et ainsi lancer une réflexion sur ces gosses qui "grandissent trop vite". L'artiste confiait récemment au Daily Mail :

Je ne fais pas cela pour me moquer des gens, j'essaie simplement de les faire réfléchir sur le fait que nos enfants grandissent trop vite. Je suis vraiment consternée par ces enfants qui portent des T-shirts "Future Porn Star", ou ces magasins qui vendent des strings pour petites filles. [...] Les enfants doivent rester des enfants aussi longtemps qu'ils le peuvent.

Pendant deux semaines, Sadie Hennessy a loué la devanture d'un magasin pour faire croire aux passants qu'un véritable salon de tatouage pour bambins allait ouvrir ses portes. Deux petites semaines qui auront suffi à quelques étranges parents de se décider à contacter l'artiste, désireux de faire tatouer leur progéniture. "Un homme m'a demandé si sa fille de six ans souffrirait en se faisant tatouer", avouait, consternée, Sadie Hennessy.

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Par Naomi Clément, publié le 11/06/2014

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