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On a photographié Monumenta 2016 sous toutes ses coutures (ou presque)

Publié le

par Ariane Nicolas

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Pour sa septième édition, l'expo-événement Monumenta a fait appel à l'artiste franco-chinois Huang Yong Ping.

Après Anselm Kiefer, Richard Serra, Christian Boltanski, Anish Kapoor, Daniel Buren et le tandem Ilya et Emilia Kabakov, c'est au tour du Franco-Chinois Huang Yong Ping d'investir la nef du Grand Palais pour l'exposition d'art contemporain Monumenta. Intitulée Empires, cette installation sera exposée du 8 mai au 18 juin 2016.

Sont répartis sous les 35 mètres de la verrière, en huit îlots plus ou moins monumentaux, une multitude de porte-conteneurs colorés. Au-dessus d'eux se faufile un squelette de dragon d'acier, soutenu par une immense grue, et dont la gueule grande ouverte est disposée au niveau du sol, côté sud. Un bicorne napoléonien géant trône entre deux monticules de porte-conteneurs.

Un symbole de la mondialisation

Assez impressionnante visuellement, cette installation se veut une représentation symbolique du paysage économique actuel. La mondialisation, à la fois omniprésente et impossible à bousculer, est en proie à des tourments : le pouvoir, symbolisé par ce chapeau ancien, mais aussi la disparition de la tradition et d'une forme de spiritualité, avec l'image de ce dragon mort.

Artiste installé en France depuis 1989, Huang Yong Ping crée ainsi une œuvre politique à l'esthétique brute, où la nature et les mythes ne sont plus qu'un lointain souvenir. Nous l'avons photographiée sous toutes ses coutures, ou presque, lundi 9 mai.

<em>Empires</em>, de Huang Yong Ping pour Monumenta 2016. (Toutes les images : Ariane Nicolas/Konbini)

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