Au Liberia, le street-art pour lutter contre le Ebola

Alors que le Liberia est un des pays les plus touchés par le Ebola, un street-artist a décidé de réaliser une fresque informative sur les symptômes du virus.

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Stephen Doe, street-artist libérien en train de réaliser une fresque de prévention à Monrovia. (Crédit Image : Dominique Faget/AFP/Getty Images)

"Plusieurs milliers de nouveaux cas d'Ebola sont attendus dans les trois prochaines semaines au Liberia", a affirmé l'Organisation mondiale de la Santé. Et pour cause, ce pays d'Afrique de l'Ouest fait partie des trois pays les plus touchés, aux côtés de la Guinée et du Sierra Leone, par le virus qui doit son nom au fleuve éponyme traversant la République Démocratique du Congo où il a été détecté pour la première fois en 1976.

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Si le nombre de victimes reste encore relativement bas par rapport à de précédents virus – on compte un peu plus de 2000 morts –, son statut d'épidémie "hors contrôle" inquiète.

"Ebola is real"

Ainsi, les pays concernés voient leurs rues se remplir de campagnes de prévention comme le rapporte le Washington Post. À Monrovia, capitale libérienne particulièrement visée, les messages sont directs : "Ebola is real". Ainsi, le street-artist libérien Stephen Doe a  décidé de contribuer lui aussi à la campagne en créant une fresque informative réunissant tous les symptômes du virus.

Entre fièvre, toux, maux de tête, diarrhée, douleurs musculaires, le gros problème avec le Ebola c'est que les premiers symptômes peuvent être confondus avec ceux de nombreuses maladies a priori sans grand danger. La fresque du street-artist a donc vocation à attirer l'oeil des passants pour qu'ils soient mieux informés et puissent réagir à temps s'ils sont atteints du virus.

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Si aucun vaccin n'existe encore et que pour l'instant c'est davantage l'inaction de la part des instances officielles qui est dénoncée, cette "catastrophe naturelle" considérée comme un des virus les plus contagieux et mortels pour l'homme mérite d'être plus mise en avant. Toute initiative artistique de ce genre est donc bienvenue.

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Stephen Doe, street-artist libérien en train de réaliser une fresque de prévention à Monrovia. (Crédit Image : Dominique Faget/AFP/Getty Images)

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Stephen Doe, street-artist libérien en train de réaliser une fresque de prévention à Monrovia. (Crédit Image : Dominique Faget/AFP/Getty Images)

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Publié le 15 septembre 2014 à 16h22.

Par Anaïs Chatellier, publié le 15/09/2014

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