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Les photos cachées derrière les illustrations célèbres de Norman Rockwell

Publié le

par Anaïs Chatellier

L'exposition Norman Rockwell : behind the camera dévoile comment un des plus célèbres illustrateurs américains du XXe siècle travaillait à partir de photographies.

Depuis la sortie du livre éponyme en 2009, l'exposition Norman Rockwell : behind the camera, parcourt de nombreux musées. Son objectif : montrer comment l'homme, connu pour avoir illustré pendant une cinquantaine d'années les couvertures du magazine Saturday Evening Post, travaillait.

Cette exposition amène le spectateur "dans les coulisses" du processus créatif de l'un des plus grands maîtres des États-Unis.

C'est ainsi qu'est décrite cette exposition prévue du 17 octobre au 18 janvier au Museum of Art de Colombia. Elle dévoile ainsi la technique bien particulière qu'utilisait l'artiste pour ses oeuvres d'un réalisme toujours teinté d'humour. Tel un metteur en scène, Rockwell avait sous le coude un directeur de la photographie. Pour que la scène qu'il avait imaginée prenne vie et se retrouve immortalisée, il l'utilisait à sa guise.

Norman Rockwell orchestrait chaque détail, de la disposition d'un policier au cadre de l'image. Une fois les photos imprimées, ce peintre de la vie urbaine pouvait ainsi les assembler et ne créer qu'une seule illustration.

Le choix de la photographie comme base de son travail n'est bien sûr pas anodin. Héritier du naturalisme du XIXe siècle, il est aussi un des pionniers de l'hyperréalisme. En effet, en reproduisant des photos en illustrations, il tentait de se rapprocher de la réalité et de dépeindre la société américaine, des années 30 aux années 60, sans que cela ne l'empêche d'y ajouter une touche caricaturale. Une question d'ordre pratique également : cela lui permettait d'éviter à ses modèles de poser pendant de longues heures.

Si des films se sont inspirés des peintures les plus célèbres de Rockwell, on espère qu'un réalisateur décidera de donner vie à ses oeuvres, comme l'a fait Gustav Deutsch pour les oeuvres de Edward Hopper, dans son film Shirley, visions of reality en salles le 17 septembre prochain.

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