L’Écosse pourrait bientôt rendre les protections hygiéniques gratuites

Après une expérience menée à Aberdeen, des responsables politiques appellent le gouvernement à mettre en place une loi pour mettre fin à "la pauvreté de la protection hygiénique".

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La menstruation reste encore aujourd’hui un énorme tabou sociétal. En attendant, tous les mois, les femmes dépensent au minimum 5 euros pour un paquet de serviettes ou de tampons. Un budget relativement conséquent lorsqu’on le rapporte à l’année. À tel point que des jeunes filles dans des situations précaires se voient obligées de renoncer à de la nourriture pour des tampons, ou alors d’adopter des méthodes inadaptées en utilisant du papier journal ou papier toilette. Cependant, l’Écosse semblerait être le premier pays à vouloir sérieusement lutter contre cette "Period Poverty".

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Le débat sur la "taxe tampons" perdure depuis des années, et ne cesse de rebondir. Il y a deux semaines, on vous faisait part du geste symbolique du supermarché Tesco au Royaume-Uni, qui décidait de prendre en charge la taxe des tampons à la place de ses clientes. Il y a un mois, le gouvernement écossais annonçait la mise en place d’un projet inédit, celui d’offrir des protections hygiéniques durant 6 mois à 1 000 femmes à faibles revenus. L’Écosse ne s’arrête pas là car, selon la BBC, le pays serait prêt à les rendre entièrement gratuites, pour toutes celles qui en ont besoin.

L'Écosse, pays pionnier dans la lutte contre "la pauvreté de la protection hygiénique"

En effet, Monica Lennon, politicienne du parti travailliste écossais, déclarait que "l’Écosse a l’opportunité de devenir le leader mondial luttant contre la Period Poverty", nous rapporte Dazed. Toujours selon la BBC, la politicienne aurait présenté un projet de loi au ministère introduisant un système universel qui mettrait à disposition gratuitement des produits sanitaires à travers le pays. La loi s’apparenterait au système mis en place par le National Health Service (NHS), le système (gratuit) de santé britannique, explique-t-elle.

À New York, certaines écoles publiques avaient mis en place un système offrant des tampons et serviettes périodiques aux lycéennes et étudiantes. Un projet qui connut un franc succès, à tel point qu’il fut lancé dans d’autres villes. Si l’Écosse parvient à ses fins, cette loi enlèverait un poids certain à de nombreuses femmes écossaises.

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Par Manon Baeza, publié le 16/08/2017

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