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Le festival Loud & Proud revient célébrer et rendre visible la culture queer

Publié le

par Mélissa Perraudeau

© Sébastien Dolidon @https://www.facebook.com/loudandproudfestival/photos/a.456887457799219.1073741827.456886237799341/801220086699286/?type=1&theater

Cette semaine marque le retour du festival Loud & Proud, qui réinvestit la Gaîté Lyrique du 6 au 9 juillet 2017 !

Il est de retour après une première édition remarquée : le Loud & Proud, le festival des musiques et cultures queer, revient à la Gaîté Lyrique du 6 au 9 juillet 2017 ! À l’occasion de son lancement il y a deux ans, Benoît Rousseau, son commissaire principal, nous expliquait que l’idée était née après les douloureux débats autour du mariage pour tous. Face aux discours nauséabonds, l’importance d’une visibilité s’était imposée :

"On s’est dit que c’était important de faire un événement où l’on puisse affirmer notre identité, faire la fête, et montrer que la culture queer, c’est aussi quelque chose de joyeux. C’était à nous de reprendre le pouvoir, de taper du poing sur la table, et d’être visibles. La clef, c’est la visibilité."

Découverte, hybridation & fun

Le festival se veut paritaire et inclusif pour montrer et fêter toute la culture queer, et propose ainsi d’explorer "la représentation et la visibilité des minorités sexuelles dans la culture". Et cette deuxième édition entend, plus que jamais, défier les normes sociales avec des artistes parfois très radicaux. Pour un festival "placé cette année sous le signe de la découverte, de l’hybridation et de la radicalité artistique mais aussi de l’espoir, du fun et du plaisir d’être ensemble !"

Et s’il n’avait pas été possible de faire un ball voguing le dimanche lors de la première édition, ce sera chose faite ce vendredi 7 juillet : les meilleurs vogueurs internationaux seront récompensés, avant un grand ball public. La soirée du jeudi sera éclectique, avec Mykki Blanco, Rebeka Warrior, Moor Mother, Easter, Smerz et Yves Tumor. Samedi, la dernière soirée rassemblera Venus X, Menage A Trois, Kiddy Smile, Jennifer Cardini, le collectif Honey Sound System, Big Dipper, Deena Abdelwahed puis Tami T. Un après-midi électro clôturera ensuite la partie musicale du festival dimanche. Une partie seulement, puisque le festival est également composé de rencontres, conférences, projections et ateliers 100 % "fiers et bruyants".

"Un moyen de penser la liberté d’être soi"

Des jeux vidéo et des revues queer seront par ailleurs librement accessibles pendant le festival, tout comme les projections en continu le samedi du web-documentaire de Tarek Lakhrissi, Diaspora/Situations, qui fait les portraits d’artistes et activistes minorisés, et les courts-métrages Bom-Bom’s Dream et Rythmasspoetry, tous les deux réalisés par Jeremy Deller et Cecilia Bengolea sur des danseuses de dancehall. Enfin, chacun et chacune pourra livrer son témoignage dans le cabinet de témoignages filmés samedi après-midi.

Autant de moyens d’explorer et de constituer la culture queer, décrite par les Les Inrocks comme "un moyen de repenser les corps et les identités dans une société minée par le racisme, le sexisme, l’homophobie, la transphobie ; un moyen de penser la liberté d’être soi".

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