La Joconde serait une esclave chinoise

Depuis des siècles, l'identité de la Joconde reste un des plus grands mystères de l'histoire de l'Art, entraînant les théories des plus fantaisistes. La dernière en date ? Léonard de Vinci aurait fait le portrait de sa mère, une esclave chinoise.

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Qui était vraiment la Joconde ? Cette question obsède depuis des siècles les historiens du monde entier. Si la théorie la plus probable semble être que Léonard de Vinci s'est inspiré de Lisa Gherardini, l'épouse de Francesco del Giocondo, riche marchand de soie florentin, une autre affirme que derrière le sourire enigmatique de Mona Lisa se cache Bianca Sforza, la fille du Duc de Milan.

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Depuis quelques années, certaines personnes questionnent le genre de la "femme" au sourire énigmatique. Entre un autoportrait travesti ou la représentation de l'amant du peintre, surnommé Salaï, Gian Giacomo Caprotti de son vrai nom, jeune apprenti de Léonard de Vinci entré à son service à l'âge de 16 ans, les théories fusent sans qu'on ne réussisse réellement à élucider le mystère du tableau le plus célèbre au monde.

Pour l'historien et romancier italien, Angelo Paratico, la Joconde, peinte entre 1503 et 1506, serait en fait le portrait de la mère du peintre, une esclave chinoise.

La Joconde, une esclave chinoise ?

Selon Angelo Paratico, basé à Hong Kong depuis 20 ans, Léonard de Vinci aurait été enfanté par Caterina, non pas une paysanne italienne comme il est coutume d'entendre mais une esclave chinoise. Interviewé par South China Morning Post, l'écrivain qui est en train de finir son prochain livre Leonardo da Vinci: a Chinese scholar lost in Renaissance Italy, explique sa théorie :

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Un des riches clients du père de Léonard qui était notaire avait une esclave qui s'appelait Caterina. Après 1452, la date de naissance de Léonard, elle a disparu des documents.

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Alors que cela fait deux ans qu'il décortique tous les documents en rapport avec le tableau du génie de la Renaissance, pour lui tout concorde. D'abord, à cette époque "il y avait beaucoup d'esclaves orientaux dans les pays comme l'Italie ou l'Espagne". Aussi, il lui semble que certaines habitudes de Léonard de Vinci pourraient prouver ses origines chinoises.

Par exemple, le fait qu'il était gaucher et qu'il écrivait de la droite vers la gauche, qu'il était végétarien... Ce n'était pas des choses courantes chez les Européens.

Enfin, Angelo Paratico assure que l'arrière-plan représente un paysage chinois. "Et même, les traits de son visage semblent chinois", conclut-il. S'il n'est pas tout à fait persuadé que sa mère était chinoise, il reste persuadé qu'elle avait des origines asiatiques. Pour Jacques Franck, spécialiste de Léonard de Vinci et interviewé par Le Figaro, il s'agit là d'une théorie "tout à fait extravagante".

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Reste que le sujet a été consulté plus de quatre millions de fois sur Internet, rapporte 20 minutes, et a engendré près de 160 000 commentaires. Selon l'AFP, cette folle théorie a agité les réseaux sociaux de l'Empire du Milieu. Preuve que la femme au regard suiveur, qui attire 15 000 personnes chaque jour au Louvre, continue de faire fantasmer et d'interloquer. "Je comprends enfin pourquoi son sourire est aussi énigmatique et insondable. Il est typiquement chinois", ironise un des internautes.

Par Anaïs Chatellier, publié le 04/12/2014

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