En Irlande, du street-art sur un château pour soutenir le mariage gay

À quelques jours du vote autour du mariage gay, un street-artist irlandais a posé un collage d'une quinzaine de mètres sur les murs d'un château du XVè siècle. Apparemment, il est pour.

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Il faut admettre que c'est très classe (Crédits image : Davey Sexton)

Chacun son tour : c'est vendredi 22 mai que les Irlandais seront appelés à voter pour ou contre le mariage gay. Et même si ce pays est marqué par le poids de sa culture profondément catholique, la plupart des prévisions indique que les personnes de même sexe devraient pouvoir s'unir à l'avenir au pays du trèfle.

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Ça n'a pas empêché Joe Caslin, un street-artist irlandais, de manifester son total soutien au projet de loi : le mois dernier, c'est tout un mur d'un bâtiment de Dublin qui était recouvert d'un collage figurant deux hommes enlacés (on voit le processus en détail sur le site de l'artiste). Ce week-end, le jeune homme a récidivé, mais il a laissé tomber le bitume de la capitale irlandaise pour se mettre au vert : Joe Caslin a tapissé tout un pan d'une tour d'un château de Galway datant du XVème siècle. L'objet de ce collage colossal ? Deux femmes, dont l'une repose chastement le front contre l'épaule de sa partenaire – sur une quinzaine de mètres de hauteur.

Selon l'Irish Times, ce collage serait inspiré par le tableau The Meeting On Turret Stairs de Frederic William Burton, peintre irlandais du XIXème siècle. Joe Caslin explique auprès du journal :

Les images que je veux montrer représentent des choses dignes [...] Montrer que c'est l'amour qui est au cœur de ce débat, que les gens devraient être égaux peu importe la forme que prend leur relation.

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Le collage précédent, effectué il y a un mois, sur un mur de Dublin (Crédits image : Press Association/Associated Press)

Le collage précédent, effectué il y a un mois, sur un mur de Dublin (Crédits image : Press Association/Associated Press)

Parité

Le journal ajoute que le collage est totalement biodégradable et qu'il a été fait avec l'autorisation du propriétaire de la tour. Aussi, selon Joe Caslin, c'est par souci de parité qu'il s'est fendu d'une suite à son collage à Dublin :

Je ne voulais pas n'avoir que la pièce des deux mecs, et qu'il n'y ait pas de suite avec une version féminine. Je souhaitais montrer les aspects plus larges des relations.

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Il a cependant donné des raisons encore meilleures à Mashable :

On veut sortir ça de la ville, parce que je pense qu'un référendum passera bien plus facilement en ville que dans le monde rural. Ce n'est pas un référendum qui touche seulement la capitale ; c'est un référendum pour toute la République.

On imagine avec inquiétude les réactions des associations anti-mariage gay si un street-artist français s'était permis le même genre d'acte militant à Paris et sur les châteaux de la Loire.

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Par Théo Chapuis, publié le 19/05/2015

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