Le Royaume-Uni veut interdire les microbilles de plastique dans certains produits cosmétiques

L’interdiction envisagée pourrait être la plus restrictive au monde, ce qui est une bonne chose lorsque l’on voit les ravages que font ces particules de plastique dans les océans.

Les microbilles de plastique font des ravages sur notre planète, envahissant les océans à une vitesse alarmante et tuant les poissons, les oiseaux et les mammifères marins. C’est pour cela que le gouvernement britannique vient d’annoncer officiellement son projet d’interdire ces petites particules de plastique dans certains produits cosmétiques.

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Le 21 juillet, le ministre de l’Environnement, Michael Gove, a ainsi affirmé qu’une loi serait présentée d’ici à la fin de l’année pour rendre illégale la présence de microbilles dans des produits comme les dentifrices, les gels douche ou encore les soins exfoliants (eh oui, les petites billes de votre crème qui vous redonne une peau de bébé sont en fait des saloperies). Toutefois, certains produits seront exempts de cette interdiction, comme les crèmes solaires ou le maquillage.

Le Royaume-Uni espère ainsi jouer un rôle dans la bataille contre les 12,7 millions de tonnes de plastique qui se retrouvent dans les océans chaque année. Le gouvernement a également annoncé qu’il souhaitait réduire le nombre de bouteilles en plastique à usage unique, évoquant notamment des mesures plus efficaces pour encourager le recyclage et des sanctions plus importantes pour les pollueurs.

"La prévention à la source est bien plus efficace que les opérations de nettoyage"

Depuis que les sacs plastiques sont devenus payants en Angleterre l’été dernier, neuf milliards de moins ont été distribués, ce qui représenterait une réduction de 83 %. Environ 95 millions de livres (106 millions d’euros) ont ainsi été récoltés pour des œuvres caritatives.

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Le gouvernement affirme que la quantité vertigineuse de plastique rejetée dans les océans présente un risque sérieux pour la faune et la flore marine, et qu’une loi sera proposée plus tard cette année. Le Royaume-Uni figure désormais sur la très courte liste des pays luttant contre les microbilles.

Louisa Casson, activiste au sein de Greenpeace Royaume-Uni, affirme que le texte de loi tel qu’il est présenté actuellement serait le plus restrictif au monde :

"C’est une grande nouvelle pour notre environnement et un signe positif du leadership du Royaume-Uni concernant le problème du plastique dans les océans.

Afin de mettre en place une interdiction qui concernera tous les produits évacués par nos égouts, les entreprises doivent désormais être beaucoup plus transparentes sur le contenu de leurs produits, à commencer par les microbilles."

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Tanya Steele, directrice de WWF-UK, insiste sur le fait que "les microbilles font partie des formes les plus persistantes de pollution marine, et que la prévention à la source est bien plus efficace que les opérations de nettoyage". Selon elle, "cette interdiction doit être la plus large possible pour comprendre tous les produits : il ne doit pas y avoir d’exceptions ou de moyens de l’éviter. Les créatures des océans ne font pas la différence entre les cosmétiques".

Traduit de l’anglais par Sophie Janinet

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Par Matthew Kirby, publié le 24/07/2017

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