Grâce à Google, parcourez le monde du street-art

Dévoilé hier, le projet Google Street Art entend devenir l'archive et la mémoire du mouvement. Comme pour pallier le caractère éphémère des œuvres exposées dans l'espace urbain.

Google La chambre d'Alexöne à la Tour Paris 13 - Capture d'écran du site

La chambre d'Alexöne à la Tour Paris 13 - Capture d'écran du site

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Google aime bien l'art. Il y a deux ans et demi, l'entreprise avait ainsi développé le "Google Art Project", une plateforme interactive où il est désormais possible de visiter plus de 380 expositions à travers le monde. Sans décrocher de son écran.

Dans la même verve, c'est désormais au street-art que le géant américain s'attaque avec le "Street Art Project" lancé hier au Palais de Tokyo par l'Institut Culturel Google. Pour l'occasion c'est à une trentaine de partenaires à travers le monde que Google s'est associé (en France, la galerie Itinérrance par exemple) et offre déjà près de 5 000 photos et vidéos d'œuvres à parcourir d'un seul clic.

Le numérique à la rescousse de l'éphémère

Face à la popularité du mouvement, grâce à la technologie Street View, mettant à profit un réseau large d'experts, l'entreprise entend ici pérenniser le street-art là où son caractère éphémère empêchait d'en garder une trace définitive.

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Ainsi sur la page du Street Art Project, on retrouve toute une série de contenus portant sur des manifestations remarquables : une histoire illustrée de 5 Pointz, mecque du graffiti new-yorkais, une ballade interactive dans les étages de la Tour Paris 13 mais également des dossiers thématiques sur le graffiti brésilien, colombien, une retrospective sur Vhils (un artiste portugais), ou encore une bonne partie des œuvres de la collection Martin Wong exposée au musée de la ville de New York.

L'histoire de 5 Pointz sur le Street Art Project - Capture d'écran du site

L'histoire de 5 Pointz sur le Street Art Project - Capture d'écran du site

Ergonomique et agréable à utiliser, la page devrait être fréquemment alimentée en nouvelles photos, et prévoit une interactivité avec la communauté (il est possible de signaler des oeuvres remarquables sur Google +). En attendant on peut déjà se perdre parmi la foule de photos déjà présentes.

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Par Tomas Statius, publié le 11/06/2014