À Paris, deux faux agents municipaux dérobent les mosaïques du street artist Invader

Deux hommes ont été repérés en train de décoller les œuvres du célèbre street artist Invader des murs de la capitale. Outrés, les twittos parisiens font tourner leur signalement.

Vous avez déjà très certainement remarqué sur les façades de Paris les Space Invaders. Ces jolis petits extraterrestres en mosaïques, inspirés du mythique jeu vidéo éponyme, que le street artist Invader s’amuse à déposer dans tous les recoins de la capitale. Seulement, depuis quelques jours, deux petits rigolos déguisés en agents municipaux s’emploient à les dérober, sans vergogne. Munis d’une échelle et d’une Mercedes, les deux jeunes hommes opèrent en pleine journée, en assurant aux passants qu’ils sont "bien de la ville". Un mode opératoire pour le moins osé mais qui marche, car les deux vandales auraient déjà volé plus d’une dizaine d’œuvres.

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C’est la twittosphère, offusquée à l’idée que la mairie de Paris puisse être à l’origine de cette initiative, qui a sonné l’alarme à grands cris. La polémique est ainsi remontée aux oreilles du maire du 13e arrondissement, Jérôme Coumet, qui rebondit en déclarant au Parisien que "ces vols, c’est un problème"et qu’il est en "soutien total avec Invader". Contactée par Franceinfo, la mairie de Paris s’est empressée de préciser qu'"à aucun moment, il n’a été demandé d’enlever ces œuvres".

Des œuvres qui se revendent à prix d'or

Alors, qui sont les deux voleurs ? Pour le moment, il ne sont pas identifiés mais la Toile s’agite pour aider les autorités à leur mettre le grappin dessus. Ce n’est hélas pas une première pour Franck Slama, alias Invader, dont nombre d’œuvres sont désormais incomplètes tant les gens essaient de les décoller des murs parisiens pour les revendre ensuite sur Internet à une somme astronomique. L’artiste avait déjà porté plainte en 2013 contre deux personnes ayant retiré l’un de ses Spaces Invaders réalisé dans le 3e arrondissement. Malheureusement, son action ne pourra aboutir car l’artiste colle ses œuvres la nuit, masqué et, la plupart du temps, sans autorisation. Pour parer à cela, il ne peut donc qu’utiliser une colle de plus en plus forte !

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Par Manon Baeza, publié le 04/08/2017

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