Un court métrage animé sur les dérives des canons de beauté féminins

Tout commence par une main qui ouvre un manuel d'anatomie. À l'intérieur se tient une femme à demi nue, sur fond blanc. Cheveux courts, les hanches arrondies couvertes par un pagne, des numéros entourent son corps, vite balayés par les cinq doigts qui ont ouvert le livre. Alors, muni d'un scalpel, le propriétaire de cette main va se muer en créateur maléfique.

Un plasticien s'improvisant chirurgien va peu à peu transformer cette femme ordinaire en effrayante Vénus moderne, lui appliquant les canons de beauté les plus répandus : tous ses poils sont retirés, ses cils recourbés, ses pommettes rehaussées et ses lèvres outrageusement gonflées. Ses cheveux deviennent longs puis blonds et ses seins siliconés, la graisse est retirée de ses bras puis de ses cuisses alors que ses mollets s'allongent miraculeusement.

Réalisé par Frédéric Doazan et diffusé sur Arte dans l'émission Court-circuit, le court métrage Supervénus pointe du doigt les dérives que peuvent provoquer les canons de beauté actuels sur les femmes, d'une manière efficace et glaçante.

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Par Constance Bloch, publié le 08/09/2014

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