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Le corps de Dalí va être exhumé pour un test de paternité

Publié le

par Chayma Mehenna

Artist Salvador Dali, lifting his cane, with a woman in New York.

Vingt-huit ans après la mort de Salvador Dalí, une juge madrilène a ordonné l’ouverture de la tombe du peintre surréaliste, afin de déterminer s’il est le père biologique d’une femme de 61 ans qui prétend être sa fille.

Maria Pilar Abel est née en 1956, dans la ville de Gérone, en Catalogne. Selon cette femme, Salvador Dalí, alors marié à Gala, sa célèbre muse, aurait eu une liaison avec sa mère, Antonia Martinez de Haro. Comme le rapporte Le Figaro, Maria Pilar Abel affirme que cette relation extraconjugale aurait eu lieu à Cadaqués alors que sa mère travaillait comme employée de maison pour une famille du village, dans les environs duquel le peintre et sa femme possédaient une maison.

Ancienne voyante pour la télévision, Maria Pilar Abel avait demandé ce test de paternité en 2015, à l’âge de 59 ans. Elle est persuadée d’être l’unique enfant de l’artiste. Elle en plaisante même : "Il ne me manque qu’une moustache pour être sa copie exacte." C’est du moins, prétend-elle, ce que sa mère lui confiait lorsqu’elle avait huit ans.

Un premier test ADN avait été effectué en 2007

La juge madrilène en charge de cette affaire a estimé que "l’étude de l’ADN du peintre était nécessaire, car il n’existe pas d’autres restes biologiques ni personnels pour effectuer une comparaison", rapporte Le Monde. C’est la raison pour laquelle le tribunal a accordé un permis d’exhumation du corps du peintre, décédé en 1989, enterré dans une crypte sous le théâtre-musée qu’il avait imaginé dans sa ville natale de Figueras, en Catalogne.

Comme l’écrit Le Monde, les Espagnols sont peu nombreux à croire Maria Pilar Abel. Peu en Espagne croient à cette histoire, car elle avait déjà réalisé un test ADN en 2007 à Paris un test ADN sur la base du matériel génétique conservé par Robert Descharnes ancien photographe, assistant et biographe de Dalí. Selon ce dernier, ce test s’était révélé négatif, mais Maria Pilar Abel affirme depuis dix ans que le résultat ne lui a jamais été communiqué.

Si Maria Pilar Abel Martinez explique ne lire les cartes que pour les autres, dans son cœur la réponse est claire : Dalí est son père. D’autant que le peintre n’ayant pas de descendance, si la paternité de Dalí était reconnue, la voyante pourrait prétendre à toucher 25 % du patrimoine de l’artiste, qui avait légué toutes ses œuvres à l’État espagnol… Les différentes fondations qui gèrent l’héritage de Dalí ont d’ores et déjà annoncé préparer "un recours pour s’opposer à cette exhumation".

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