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Docu : à l'ombre du surf business

En l'espace de quelques décennies à peine, le surf est devenu un véritable business. Un réalisateur français nous plonge dans la vie de sportifs qui ont décidé de se tenir à l'écart de ce système.

Ismaël Guilliorit, qui ne surfe que une seule jambe © Photo tirée du film "Alombre"

Ismaël Guilliorit, qui ne surfe que sur une seule jambe © image tirée du film Alombre

Plus connu sous le pseudonyme de "tombottom", Thomas Queyraud est un jeune réalisateur français qui dévoile aujourd'hui son premier court métrage : Alombre. Un documentaire de 37 minutes qui cherche à donner une autre image à cette pratique sportive qu'est le surf.

En effet, s'il n'est pas aussi médiatisé que le football ou le rugby, le surf draine chaque année des millions de dollars, multipliant d'immenses championnats tels que le prestigieux ASP World Tour auxquels sont conviés les meilleurs athlètes du monde, et attirant des dizaines de sponsors plus que lucratifs.

Une réflexion sur le monde du surf

Malgré l'attractivité du surf business, certains pratiquent encore ce sport ancestral loin de l'argent et de la compétition. Alombre dresse ainsi le portrait de quatre surfeurs qui ont choisi ce chemin de vie : Heremoana Luciani, Adrien Valéro, Ismaël Guilliorit et Phillippe Claverie.

Interrogés et filmés dans la plus grande presqu'île française, le Médoc, ces athlètes livrent tour à tour leur vision du surf. Avec sincérité, ils se confient sur le manque de reconnaissance ou encore la difficulté de s'inscrire dans un paysage souvent dominé par l'argent.

Très contemplatif, alternant sessions surf et confessions, Alombre nous offre une réflexion sur le monde de la glisse en nous confrontant à des individus libres et heureux de pratiquer leur art.

L'avant-première d'Alombre se déroulera à l'espace Darwin à Bordeaux le 20 mai prochain. Le film devrait ensuite être disponible sur Vimeo.

Par Naomi Clément, publié le 07/05/2015

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