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20 000 lieux sur la Terre : le miroir naturel du Salar d’Uyuni

Notre chère planète regorge d’endroits extraordinaires et atypiques. Notre série 20 000 lieux sur la Terre vous propose d’en découvrir quelques-uns.

Au sud-ouest de la Bolivie, sur les hauts plateaux de l’Altiplano, se situe le Salar d’Uyuni, un immense désert de sel qui s’étend sur plus de 10 000 kilomètres carrés. Ce n’est pas uniquement la plus grande plaine saline au monde… À certaines périodes, il se transforme aussi en un endroit irréel.

Le désert salin de tous les superlatifs

Des plaines blanches à perte de vue, et ça et là, quelques cactus jonchant le sol, comme des oasis en plein désert. Bienvenue au Salar d’Uyuni, l’un des sites les plus fabuleux d’Amérique du Sud.

Situé à plus de 3 600 mètres d’altitude, cette étendue, peuplée de flamants des Andes, de colibris et de viscaches boliviennes – des rongeurs proches des chinchillas – s’est formée il y a plus de 10 000 ans, suite à la disparition d’un lac préhistorique qui a donné naissance à une immense croûte de sel. Aujourd’hui encore, l’épaisseur de sel peut parfois atteindre jusqu’à 120 mètres ! Devenu un incontournable site touristique, le Salar d’Uyuni bénéficie même d’hôtels construits en sel.

Et, en plus d’être le plus grand désert salin du monde, le Salar d’Uyuni est un site plein de ressources : un tiers des réserves exploitables de lithium – un métal qui sert notamment à produire des piles ou des batteries rechargeables – y sont présentes.

Deux périodes, deux types de paysages

Pendant neuf longs mois, d’avril jusqu’en décembre, la plaine, du fait de la grande sécheresse, se craquelle. Le Salar prend alors des allures d’immense puzzle blanc.

Puis pendant l’été austral – de janvier à mars, les mois les plus riches en précipitations –, il devient une contrée irréelle lorsque la pluie tombe. Du fait de sa surface extrêmement plate, le sol du désert se transforme en gigantesque miroir. Une trentaine de centimètres d’eau inonde alors l’étendue de sel, reflétant ainsi extrêmement la lumière. Le désert se métamorphose alors en miroir naturel, sur lequel il est parfois difficile de distinguer l’horizon. Garantis sans "effet miroir", les clichés pris par certains touristes témoignent de la magie de ce site merveilleux.

Dans l’objectif d’Hideki Mizuta

Parmi ceux qui ont immortalisé la beauté de ce désert salin bolivien, le photographe japonais Hideki Mizuta (sur Instagram, @meetsourcetrip) a pris des clichés à couper le souffle. Son sol réfléchissant donne une illusion de parfaite symétrie, comme si ceux qui s’y promenaient étaient suspendus entre ciel et terre.

Pour ceux qui projetteraient d’y passer leurs prochaines vacances, un conseil : n’oubliez pas votre paire de lunettes de soleil. La couleur blanche du sel est extrêmement éblouissante !

Par Julie Bluteau, publié le 29/06/2017

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