featuredImage

Vidéo : "Plastic Arcade", quand le jeu vidéo devient écolo

Avec sa borne, le game designer Cosmografik utilise le jeu vidéo pour sensibiliser à la pollution plastique.

État des lieux d’urgence sur le plastique, tour d’horizon des alternatives et bonnes pratiques à adopter #leplastiquenonmerci par France Inter et Konbini.

C’est à l’occasion d’une résidence de game designers que Théo, dit Cosmografik, et ses amis Nick et Sikai décident de créer Plastic Arcade, un projet regroupant trois mini-jeux destinés à sensibiliser à la pollution plastique. Plasteroïds, Plastic Beach et Call of du Tri ont l’objectif de faire prendre conscience des conséquences dramatiques des déchets plastiques sur nos sols et nos océans.

Pourquoi utiliser le jeu vidéo ? Cosmografik est convaincu de la portée de ce medium. En effet, c'est un excellent outil pédagogique car il place directement les joueur·euse·s comme acteur·ice·s de l’action et donc de ses conséquences. Derrière Plastic Arcade, il y a une vraie conscientisation dans le gameplay lui-même, pour la simple et bonne raison que les jeux sont impossibles à terminer.

En effet, dans Plastic Beach, il faut retirer un à un les canards en plastique qui envahissent les océans, mais on est vite débordés par la situation. Théo explique ainsi que le fait que le plastique revienne toujours en plus grand nombre est une des meilleures manières de faire prendre conscience de la gravité de la situation, malgré les quelques efforts qu’on semble faire :

"[Plastic Beach], on a trouvé que c’était une bonne métaphore des projets plein de bonnes intentions, comme 'Clean the ocean', mais qui se retrouvent à être justement de véritables gouttes d’eau dans l’océan."

Cosmografik n’est pas dupe : il sait pertinemment que l’industrie vidéoludique, premier secteur culturel mondial, est extrêmement polluante. De la fabrication des consoles et leurs composants polluants (rarement recyclés) aux productions de CD, mais surtout de par toute la consommation énergétique des jeux de plus en plus beaux mais gourmands en énergie.

Le projet Plastic Arcade souhaite avant tout donner une impulsion aux joueur·euse·s et surtout aux game designer·euse·s pour retrouver une forme de "sobriété", celle d’un codage plus simple, moins énergivore. Les jeux (indépendants en particulier) s’intéressent de plus en plus aux thématiques environnementales, et ce n’est qu’un début.

Par Pierre Bazin, publié le 27/03/2019

Copié