Nintendo annonce la Switch "Lite", moins coûteuse et plus nomade

Big N brise enfin son (très) long silence sur les rumeurs qui n'en finissaient plus d'enfler.

Cela faisait de nombreux mois que Nintendo avait annoncé travailler sur une nouvelle version de sa console phare Nintendo Switch. La rumeur mentionnait même deux versions : une "Pro", plus puissante, et une "Lite", plus légère et moins chère. Alors que ces dernières semaines les fuites (de constructeurs d’accessoires par exemple), rumeurs et autres informations officieuses se multipliaient, la firme nippone fait enfin l’annonce officielle : la Nintendo Switch Lite arrivera le 20 septembre.

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Si on a aucune nouvelle de cette version "Pro", la Lite est désormais une réalité. Nintendo confirme ainsi sa volonté de percer durablement le marché, y compris chez ceux et celles qui ne joueraient pas forcément aux jeux vidéo. En plus des exclusivités (Zelda, Pokémon, etc.) qui ont fait tout le succès de l’éditeur, c’est bien entendu la capacité de transport facilitée, quasi égale à feu nos consoles portables, et surtout le prix, qui font la différence.

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La petite console à prix cassée

Disponible en trois coloris (noir, jaune et bleu ciel), la console sera commercialisée à 200 euros, ce qui en fera la console la moins chère de cette nouvelle génération à venir, là où la concurrence (PlayStation, Xbox) proposera a minima le double pour les PS5 et le "Project Scarlett" de Microsoft.

Rappelons que Nintendo avait déjà fait un coup mercatique semblable avec la 2DS en 2013, une réédition de sa 3DS, à seulement 130 euros, un faible prix qui s’expliquait par l’absence (comme son nom l’indique) de la "3D" en autostéréoscopie. Effectivement, la Nintendo Switch Lite sera moins puissante que sa prédécesseure afin d’en réduire les coûts de production et d’achat.

Les manettes, autrefois sécables, sont désormais "soudées" à la console, même s’il sera toujours possible d’y ajouter les anciens Joy Con pour jouer à plusieurs ou aux jeux qui demandent une reconnaissance de mouvement. Cependant, cela signifie que des jeux comme le Nintendo Lab ne seront pas compatibles.

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Nintendo joue la carte de la pleine franchise et assume tout ce qui manque désormais à cette version, comme le mode télé, mais promet en échange une autonomie de six heures sans chargement, qui peut varier selon les jeux (comptez 4 heures pour Breath of the Wild). On apprécie en revanche l’ajout d’un D-pad (ou croix directionnelle) sur la gauche, plus logique que les quatre boutons.

L’écran est plus petit, mais toujours tactile, tandis que les boutons semblent être un peu plus "en relief". Les critiques seront forcément nombreuses de la part de tous ceux qui possèdent déjà la première version. Mais le but de Nintendo, c’est d’aller à la rencontre d’un nouveau public.

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"Je pense que le cloud gaming sera plus répandu à l’avenir, mais je n’ai aucun doute qu’il y aura toujours des jeux amusants à jouer localement et pas dans le cloud."

Alors que le papa de Mario et Zelda, Shigeru Miyamoto, annonçait avoir pleine confiance dans le jeu local pour l’avenir, Nintendo semble vouloir tracer sa propre voie, entre le streaming de jeux, Stadia de Google, et les consoles surpuissantes qui vont arriver. Quand on sait qu’avec la Wii, Big N a su convaincre petits et (très) grands de jouer ensemble au jeu vidéo, nul doute que maintenir cette stratégie "d’éditeur familial" pourrait encore payer pour la multinationale japonaise.

Par Pierre Bazin, publié le 10/07/2019

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