La PS2 a 19 ans : voici les 19 jeux les plus emblématiques de la console

La console la plus vendue de tous les temps a marqué une génération entière de (plus si jeunes) gamers.

Le 4 mars 2000, Sony sortait la PlayStation 2 au Japon. Après le succès colossal de la première console, le constructeur nippon ne cachait pas ses intentions de se faire une place pérenne dans l’industrie vidéoludique. Au début du second millénaire, la Dreamcast s’était très mal vendue, ce qui allait bientôt sonner le glas de Sega dans le domaine du hardware. Sony avait alors l’opportunité immense de rafler la grande cagnotte.

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Écoulée à plus de 150 millions d’exemplaires, la PS2 reste la console la plus vendue de tous les temps, et ce n’est pas le GameCube ou la Xbox, toutes deux sorties un an plus tard, qui peuvent rivaliser. La console de Sony était, pour l’époque, un vrai bijou de technologie : elle était la première à intégrer un lecteur audio et DVD (le format étant lui-même tout récent à l’époque), en plus de proposer une ludothèque gargantuesque.

La PS2 n’était pas seulement une console, elle a aussi fait faire un gigantesque bond en avant au jeu vidéo, plaçant définitivement le médium comme culture et objet de consommation de masse.

Pour l’occasion, nous avons décidé de revenir sur les 19 jeux les plus mythiques de la PlayStation 2, au vu de la quantité astronomique de titres que la console a accueillie. Comme pour tout classement, les frustrés seront nombreux, mais nous avons essayé de rendre hommage aux jeux les plus représentatifs, et ceux avec le plus de souvenirs de la "génération PS2".

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Devil May Cry (2001)

À l’origine, DMC devait être une suite de la franchise Resident Evil, mais devant les libertés artistiques que prit le développement du jeu, il fut décidé d’en faire un titre à part entière. Dix-huit ans plus tard, Devil May Cry est devenue une série de beat 'em all connue de tous. Que ce soit aux côtés de Dante ou de Nero, les démons restent toujours plus effrayants et difficiles à achever.

Final Fantasy X (2001)

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Difficile de choisir un seul FF parmi ceux que propose la PlayStation 2, mais Final Fantasy X est sûrement (avec son prédécesseur) le plus marquant de sa génération. Aux côtés de Tidus, les joueurs pouvaient découvrir une folle aventure, toujours aussi longue et pleine de rebondissements, en plus de s’essayer à une nouvelle mécanique de combat qui mettait l’emphase sur la stratégie en replaçant une forme de tour par tour au cœur du gameplay.

God of War (2005)

Impossible de passer à côté du titre qui a lancé la série God of War. La première occasion d’incarner le demi-dieu Kratos date en effet de la PS2. Avec son gameplay bourrin et jouissif au possible, ses QTE parfaitement exécutés et toute l’ambiance mythologico-chaotique qui se dégageait du titre, la recette était alléchante et réussie dans les faits.

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Gran Turismo 4 (2005)

Écoulé à pas moins de 12 millions d’exemplaires, Gran Turismo 4 est le jeu culte de courses pour cette génération de consoles. Il s’agissait en plus d’une exclu PS2 et les connaisseurs sauront admettre qu’il proposait pour l’époque une des meilleures simulations possible, tout en restant parfaitement accessible et fun. Le titre s’est même essayé (avec un succès relatif) au online un an après sa sortie.

Grand Theft Auto : San Andreas (2004)

Il y a beaucoup de choses à dire sur GTA : San Andreas. À sa sortie, il est une véritable révolution dans le monde du jeu vidéo. La recette était en effet parfaite : open-world gigantesque, liberté folle de conduire des véhicules sur terre, dans l’eau ou dans les airs, de commettre tous les actes illégaux possible (comme déchiqueter des paysans à la moissonneuse-batteuse). On se souvient aussi de l’histoire autour du charismatique C.J.

Il est par ailleurs le jeu le plus vendu de la console (18 millions d’exemplaires) et les studios Rockstar ont prouvé cette année-là qu’ils pouvaient toujours se surpasser après le tout aussi excellent GTA : Vice City.

Guitar Hero (2005)

C’est le jeu qui a lancé une franchise désormais oubliée des plus jeunes. Il marque une époque révolutionnaire, où l’on découvrait que l’on pouvait jouer avec autre chose qu’une manette classique. En intégrant la manette-guitare, Guitar Hero a permis aux jeunes rockeurs en herbe que nous étions d’exprimer pleinement notre art. Rien que pour ça, il mérite sa place ici.

Jak & Daxter : The Precursor Legacy (2001)

Jak & Daxter incarne l’enfance perdue et oubliée de nombreux joueurs PS2. L’épisode marque le début d’une (trop) courte aventure faite d’open-world à parcourir de plateforme en plateforme et d’objets loufoques à découvrir en compagnie de votre belette préférée. Cette perle de Naughty Dog a tendance à tomber dans l’oubli tant elle a été copiée – imitée, mais rarement égalée.

Kingdom Hearts (2002)

C’est bien sûr sur PlayStation 2 que le cross-over autrefois inimaginable apparut : le pari fou de mêler Disney et de tous nouveaux personnages tout droit sortis de l’imagination de Tetsuya Nomura. Square Enix a tapé fort cette année-là et ne s’est d’ailleurs pas arrêté, puisque seulement quatre ans après sortait le deuxième épisode.

Aujourd’hui, entre tous les épisodes plus ou moins canons, il est difficile de s’y retrouver, mais le souvenir du tout premier KH reste à jamais gravé dans le cœur des fans.

Medal of Honor : Soleil levant (2003)

Cela pourrait surprendre les plus jeunes, mais Call of Duty ou même Battlefield n’ont pas toujours été les champions du FPS : il y a aussi Medal of Honor. Si le concept était peu ou prou le même, la direction artistique et scénaristique de l’action a toujours été acclamée dans les MoH. L’épisode Soleil levant est un indétrônable, que ce soit pour ses scènes mythiques comme l’attaque de Pearl Harbor ou même pour son multi, simple et efficace, jouable en local sur une télé cathodique splitée en quatre.

Metal Gear Solid 3 : Snake Eater (2004)

Probablement un des meilleurs épisodes de la série MGS. L’introduction au personnage de Naked Snake y est pour beaucoup. Son histoire dans la jungle, sous fond de guerre froide, était particulièrement viscérale tandis que le gameplay de la furtivité s’était vu particulièrement amélioré depuis les précédents épisodes. Bref, un grand classique de Hideo Kojima.

Need for Speed : Most Wanted (2005)

Qui n’a jamais rêvé de semer les policiers dans sa caisse flambant neuve complètement customisée ? Beaucoup de gens probablement, mais lorsque Need for Speed : Most Wanted est sorti, force est de constater qu’on a pu changer d’avis lorsqu'on s’est rendu compte que cela n’impliquait aucun réel danger physique ou judiciaire. Cet épisode est particulièrement marquant car il était scénarisé, à la manière d’un Fast & Furious que l’on pouvait incarner.

Pro Evolution Soccer 6 (2005)

Là encore, il va falloir s’imaginer un autre temps, une époque lointaine où PES était meilleur que FIFA et considéré comme tel. Pourquoi ? Le gameplay des PES était plus nerveux, plus arcade, plus fun tout simplement. En ce qui concerne le 6, il s’agit probablement du meilleur épisode. Il était bien plus décomplexé et permettait de créer des équipes folles customisées de partout, et ce sans lootbox.

Prince of Persia : Les Sables du temps (2003)

Prince of Persia était déjà à l’époque un revenant. Lorsque Ubisoft rachète les droits au début des années 2000, personne ne se doute que la franchise pouvait produire encore un jeu mythique. Pourtant, c’est bien ce qui se passe avec la transformation en action-game vigoureux pour laquelle opte Les Sables du temps. Entre les cinématiques, les escalades, les phases d’actions ou même l’OST, le jeu était parfait sur quasiment tous les points.

Ratchet & Clank (2002)

Si certains connaissent le félin et son animal robotique pour sa dernière (médiocre) adaptation en dessin animé, les vrais se souviennent avec émotion du jeu originel. Le titre avait été acclamé et a marqué le début d’une belle franchise de beat em all/platformer. On se souviendra surtout de ces multiples armes et combats au corps à corps, à la clé à la molette s’il vous plaît.

Shadow of the Colossus (2005)

On parle ici d’un véritable chef-d’œuvre du 10e art. Shadow of the Colossus ne mérite plus d’être présenté, d’autant plus qu’il a eu le droit à son remake HD tout récemment. Il est rare que de tels jeux mêlent aussi bien action, poésie, contemplation et, bien entendu, émotion. Ceux qui ont joué sauront de quoi on parle, quant aux autres, il est de votre devoir de foncer sur ce titre mythique.

Splinter Cell (2002)

Tom Clancy’s Splinter Cell est le premier jeu de la série d’infiltration la plus connue de tous les temps (à égalité avec MGS). C’est ainsi que, dès 2002, les joueurs ont pu incarner Sam Fisher qui tentait, à l’aide de gadgets multiples et d’une gestion de la lumière plus optimale qu’un chef-op, de désamorcer la Troisième Guerre mondiale. Aujourd’hui encore, on attend le nouvel épisode de la franchise.

Tekken 5 (2005)

L’adaptation de l’arcade à la console n’est pas toujours une réussite, mais Tekken 5 ne fait pas partie des jeux qui ont loupé le coche. Si la franchise est célébrissime, le cinquième épisode est probablement un des plus cultes, avec un gameplay extrêmement nerveux et rapide pour l’époque. Les joueurs de Street Fighter avaient même délaissé leur jeu phare pour s’essayer à cet opus.

Star Wars : Battlefront (2004)

Star Wars : Battlefront est la preuve que la saga de George Lucas peut être sublimée en jeu vidéo, quel que soit le gameplay de base. Le titre, ainsi que sa suite un an plus tard, tout aussi excellente, sont des bijoux d’adaptation. Tout était réussi, que ce soit la transcription de l’univers de Star Wars ou son gameplay parfait, qui remettait beaucoup d’importance dans le système de "classe" dans les jeux de tir.

Tony Hawk’s Pro Skater 3 (2001)

Enfin, la génération PS2 ne se serait pas correctement formée sans un jeu de glisse. Il y en a beaucoup qu’on pourrait citer, de SSX à America Wasteland, mais le troisième épisode au nom du célèbre skateur reste un roi parmi les rois. C’est notamment ce titre qui ouvrait pour la première fois au jeu en ligne. Quelque chose de complètement fou pour le début de ce millénaire.

Par Pierre Bazin, publié le 06/03/2019

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