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WhoMadeWho au Trabendo : un concert fou

Publié le

par Louis Lepron

WhoMadeWho était de passage hier soir à Paris. Au Trabendo, ils ont enflammé le public sur le son de leur dernier album : Brighter. On y était.

WhoMadeWho en concert, ça ne se rate pas. A 19h, on rencontre le leader de la formation,  Tomas Hoefding. Pendant une quinzaine de minutes, le chanteur-bassiste répond aux questions de Konbini pour la prochaine auto-interview. Tout sourire, dans une sorte de mini-forêt-Projet-Blair-Witch, Tomas Hoedfing répond avec humour face à notre petite caméra.

Dans leurs bagages, les WhoMadeWho ont apporté une formation danoise. Le groupe s'appelle Veto et, tout comme Whomadewho, est originaire de Copenhague. A 20h, très peu de personnes sont dans la fosse alors que la première partie commence son set. Un mélange entre pop, électro et rock : l'alchimie est efficace, mais peu originale.

Le temps de l'entracte, une famille de fans s'est approchée de la scène pour mieux voir les WhoMadeWho. A peine Tomas Hoedfing et son acolyte-guitariste Jeppe Kjellberg ont t-il mis les pieds sur la scène qu'on sent le groupe prêt à tout donner. Pendant 1h30, le duo bassiste-guitariste va faire des aller-retours entre la scène, les baffles et la fosse.

Avec cinq albums à son actif, WhoMadeWho peut se permettre d'apporter vodka et champagne sur scène et de s'en servir comme d'un médiator alcoolisé. Et c'est une blitzkrieg musicale, sans prévenir, que la formation danoise va opérer. Les lumières commencent à s'agiter, la batterie à amorcer ses frappes de plus en plus lourdes. L'alcool, comme les mélodies, commencent à monter au sein du groupe et de l'audience.

21h40, WhoMadeWho, en plein milieu du concert, ordonne un temps mort. Le temps de redonner des forces au public, le groupe ralentit le rythme et fait taire sa batterie. Pour mieux reprendre.  Car ensuite, tout y passe : TV Friend, The Plot, puis les compositions de leur cinquième album BrighterInside et surtout Running Man & The Sun

Juste avant le rappel, WhoMadeWho balance du champagne à même l'audience afin que le public scande son nom. Ce qui sera fait. Satisfaction est alors jouée pour terminer le concert. Oui, l'hymne techno-beauf de Benny Benassi est repris par le plus dance des groupes pop : jamais une reprise n'aura sonné aussi rock. Autant en festival la chanson peut enchanter les foules, autant elle peut retourner une petite salle comme le Trabendo.

La vodka a été vidée, le champagne a été partagé et les compositions ont été maîtrisées dans une folie rock : au Trabendo, WhoMadeWho a mis tout le monde d'accord.

Images : Louis Lepron

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