Wara From The NHBD rend hommage à New-York

Le rappeur Wara From The NHBD est nostalgique de la période dorée du hip-hop new-yorkais. En 1998, il aurait signé sur Roc-A-Fella explique-t-il dans la chanson "98 Rocafella". 

Wara From The NHBD

Dans une période de crispations au sein du milieu hip-hop entre Atlanta et New-York, suite aux déclarations de Trinidad Jame$ sur une prétendue supériorité de la scène sudiste sur celle de la Grosse Pomme, le MC Wara From The NHBD détend l'atmosphère avec le titre "98 Rocafella" dont il vient de livrer un clip plein de dérisions.

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Wara From The NHBD connaît ses classiques

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Qui ? Les premiers échos en provenance de ce jeune MC talentueux nous proviennent en février 2013. Wara publie son premier album Ill Street Blues sur le label indépendant Playin' Four Keeps Recordings, chronique d'un "gamin incandescent" selon la formule habile de DumDum Magazine qui faisait en mars dernier la critique de l'album.

Et c'est vrai que le jeune ATLiens nous envoie son vécu de poisseux sur 17 titres. Un rap violent, qui parle des marges, de la rue. Un truc qui pue, sans concession et qui en plus d'être authentique regroupait quelques MCs en vue du milieu underground. On pense notamment à Rome Fortune à qui l'on doit une mixtape de qualité publiée au cours des derniers mois.

Amour new-yorkais

Même si le dessein premier de rappeur semble être de dépeindre une certaine réalité urbaine, il faut à Wara ce qui revient à Wara. Le MC connaît ses classiques, et n'a de cesse d'offrir des marques de respect aux pionniers tout en construisant sa propre voix. Son premier album s'appelait Ill Street Blues (comme le classique de Kool G Rap extrait de l'album de 1992 Live And Let Die), son écriture est palimpseste, et son amour de New-York sans borne.

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Il le prouve à nouveau avec le titre tout frais "98 Rocafella", paru il y a quelque jours sur le SoundCloud de Your Truly SF pour lequel un clip vient d'être dévoilé. L'intéressé évoque Hov, la fin des années 1990 supposée fin de la période dorée du hip-hop new-yorkais.

Et si ses mots sont durs, les images quant à elles font place à une dérision qui fait du bien et apportent un constraste jouissif à la composition. On découvre le MC en kimono, posant ses rimes tranquilles, entouré d'acolytes à l'attitude volontairement décalée.

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Par Tomas Statius, publié le 28/11/2013

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