Par Rachid Majdoub

Lors d'un entretien accordé au quotidien britannique The Guardian, l'acteur français s'est exprimé sur une éventuelle suite à La Haine de Mathieu Kassovitz.

Vincent Cassel, aka Vinz dans La Haine

Vincent Cassel, aka Vinz dans La Haine

À l'occasion d'un entretien accordé au Guardian autour de son dernier film Partisan, réalisé par Ariel Kleiman et sorti en France le 6 mai dernier, Vincent Cassel s'est également exprimé quant à une possible suite à La Haine de Mathieu Kassovitz. Ce classique du cinéma français qui a marqué plusieurs générations et qui, en 1995, révélait Cassel au grand public à travers le rôle de Vinz. Le film fête d'ailleurs ses 20 ans en ce mois de mai 2015.

Comme nous l'évoquions en janvier dernier, Matthieu Kassovitz déclarait aux micros de France Inter que "c'est le moment de tourner La Haine 2", quelques jours après les attentats qui ont marqué la France en début d'année.

La suite ? "Une bonne idée"

Bien que le personnage de Vinz, brillamment joué par Vincent Cassel, ne reviendrait pas dans une potentielle suite, cela n'a pas empêché l'acteur français de déclarer au Guardian qu'un second volet pourrait être "une bonne idée" :

Quand Mathieu a décidé de faire La Haine, c'est parce qu'il était sous le choc de l'assassinat d'un enfant dans un poste de police. Soudain, il sentait qu'il avait quelque chose à dire à ce sujet. Peut-être qu'avec tous ces événements récents, cela pourrait lui arriver de nouveau. Il semble que ces dernières années, il manquait d'inspiration et ne savait pas quelle histoire raconter. La Haine 2 pourrait être le prochain grand film de Mathieu Kassovitz.

Vincent Cassel en a profité pour raconter une petite anecdote, ainsi citée par le quotidien britannique :

L'industrie était tellement déconnectée à cette époque-là que les distributeurs envisageaient de sous-titrer La Haine, et ce même pour le public français.

Et Cassel de conclure :

Ils sentaient que la façon dont nous parlions dans le film n'aurait pas été compréhensible pour le public. Bien sûr, ils avaient totalement tort.