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Question Bags : entretien avec Viggo Mortensen

À l'occasion de la sortie de The Two Faces of January, le premier film d'Hossein Amini, Viggo Mortensen a tiré quelques mots de notre Questions Bag.

Pour beaucoup, il restera éternellement Aragorn, le valeureux roi de la trilogie des Seigneurs des Anneaux réalisée par Peter Jackson. Mais derrière ce rôle royal, qui l'a par ailleurs rendu célèbre, Viggo Mortensen semble avoir eu mille vies. Celle du petit garçon qui grandit dans les rues de Buenos Aires ; celle de l'adolescent passionné de football et de hockey canadien ; ou encore celle de l'acteur fétiche de David Cronenberg, qui lui a déjà accordé trois rôles principaux, dont celui de Joey Cusack dans A History of Violence, qui révéla au monde son jeu d'acteur sombre et violent.

Acteur mais aussi peintre, photographe, musicien, poète à la tête de la maison d'édition Perceval Press et impressionnant polyglotte, cet artiste touche-à-tout de 55 ans est aujourd'hui à l'affiche de The Two Faces of Januarypremier film d'Hossein Amini, jusqu'ici connu dans le monde du 7ème art comme le scénariste de Drive.

En pleine journée de promotion, c'est un Viggo Mortensen calme et souriant qui nous invite à nous asseoir en face de lui, dans la chambre d'un prestigieux hôtel du huitième arrondissement de Paris. Sirotant un thé à la paille, visiblement à l'aise en chaussettes rayées rouge et bleu, l'acteur a accepté de tirer quelques mots de notre Questions Bag – et s'est mis un point d'honneur à se confier en français. Entre football, adolescence et films noirs, Viggo Mortensen se dévoile.

Viggo Mortensen, héros d'un polar hitchcockien

The Two Faces of January, qui sortira en salles ce mercredi 18 juin, est un polar adapté du roman de Patricia Highsmith, qui prend pour décor la Grèce des années 60 et met en scène un trio formé par un riche couple d'Américains (Viggo Mortensen et Kirsten Dunst) en vacances et leur guide (Oscar Isaac).

Si au début de l'intrigue quelques éléments qui annoncent le début des problèmes nous sont glissés, on bascule peu à peu dans un triangle amoureux angoissant. La caméra du réalisateur est constamment braquée sur les trois personnages, donnant presque l'impression d'un huis clos. Hossein Amini nous plonge dans une ambiance très hitchcockienne portée par trois acteurs au sommet de leur art.

Journalistes : Naomi Clément et Constance Bloch.

Par Naomi Clément, publié le 17/06/2014