Vidéo : un drone abattu en plein concert par un groupe de punk

Qu'arrive-t-il lorsqu'un drone survole un concert de punk hardcore ? Des bricoles. Du moins, si ça se passe à un concert de Trash Talk.

Les drones sont des objets amusants. Désormais popularisés au point d'être abordables et pilotables par tout un chacun, ils n'en finissent plus d'envahir l'espace public, du plus banal quotidien... aux concerts de punk hardcore.

Ce 9 août, le groupe de Sacramento Trash Talk se produisait à Détroit quand un drone a commencé à survoler l'assistance clairsemée par les danseurs dans le moshpit. Sans doute agacé qu'on lui vole la vedette, le bassiste du groupe signé sur le label d'Odd Future, après quelques œillades renfrognées vers le volatile mécanique, finit par commettre le nécessaire pour que le bourdon cesse son vil espionnage.

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Pourtant, ce tournage depuis les cieux était prévu : Harry Arnold, propriétaire du malheureux drone, avait été embauché pour filmer depuis son objet volant une compétition de skate que clôturait le concert. On peut s'étonner d'une telle réaction de la part de Spencer Pollard, bassiste et auteur de ce tir (au bout du troisième essai) à la précision fatale.

Apparemment, après quelques mots doux échangés entre le pilote et le musicien, le promoteur du concert a calmé le jeu et accepté de rembourser Arnold à hauteur de 700$ pour les frais de son drone. Pas rancunier, celui-ci déclare à MLive que désormais, "tout est cool avec [lui]". Quand on sait que sa vidéo est devenue virale au point d'atteindre les 200 000 vues sur YouTube... on le comprend.

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De l'art de "droner" en festival

En juin 2013, au Vans Warped Tour, un drone avait aussi été utilisé à toutes les sauces : donner une vision d'ensemble de la foule devant les scènes, être disposé face aux membres des formations ou s'amuser à parcourir à vol d'oiseau l'ensemble du festival.

Après la régulation des drones dans l'espace public, bientôt une régulation similaire dans les évènements culturels ?

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Par Théo Chapuis, publié le 19/08/2014