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Vidéo : voilà comment les robots d'Interstellar ont été conçus

Publié le

par Louis Lepron

Dans Interstellar, les robots occupent une place intéressante : pas violents, ne remplaçant pas l'homme pour des tâches techniques, ils sont des collaborateurs aux comportements parfois humains. Un documentaire retrace leur naissance.

Si Interstellar vous a déçu, que vous êtes passés aux côtés de la sci-fi émotive et que les palabres philosophiques de Matthew McConaughey vous ont passablement emmerdé, on vous propose une autre perception du dernier film de Christopher Nolan à travers un mini-docu déniché par Télérama. Non par ses effets spéciaux mais via des personnages à la fois secondaires et centraux de l'intrigue : les robots.

Trois sont ainsi présentés au cours de l'histoire : TARS et CASE, les principaux, ainsi que KIPP. Dans un "behind the scenes" pédagogique, on assiste au développement, à la conception et à la naissance de ces entités originales, avec l'acteur Bill Irwin aux commandes, qui prête ses mouvements comme sa voix à TARS.

Pour le scénariste Jonathan Nolan, le fondement de ces robots tenait en une supposition :

Et si les personnages les plus humains de l'expédition étaient finalement ceux qui ne l'étaient pas ?

À l'origine, dans le film, les robots ont été créés pour des raisons proprement militaires, TARS étant un ex-marine. Ils devaient être une "chose fonctionnelle" d'après Christopher Nolan afin de créer une approche "minimaliste". Pas étonnant donc que leur relief imitent des blocs.

Le robot d'Interstellar est-il le plus réaliste ?

Et si Interstellar, le dernier Christopher Nolan, était le mieux à même de décrire le futur des intelligences artificielles sans tomber dans la dystopie ? Le robot-assistant TARS ne ressemble à aucun robot déjà vu au septième art : il n’a pas un physique humanoïde et n’a pas une intelligence qui va dépasser ou compléter celle des humains. Au contraire : TARS peut en remplacer un, en cas de besoin, comme un humain ordinaire.

Un robot réaliste, donc, qui ne ressent pas les émotions et dont la transparence (ses paramétrages sont facilement modulables), comme l’explique le journaliste Miles Brundage de Slate, éviterait les complications qui ont souvent lieu dans les films de science-fiction, de HAL à Skynet.