Undertale sort enfin sur PS4 (et vous devriez l’essayer)

Particulièrement inventif et foisonnant, ce formidable jeu d’aventures arrive enfin sur console.

Certes, aujourd’hui, vous avez tous envie de jouer à Sonic Mania et c’est bien normal (notre test arrive demain). Mais si vous avez 15 euros à dépenser, ou juste envie de découvrir un jeu très particulier et exploitant au maximum ce que peut être un jeu vidéo, Undertale arrive sur PS4 et Playstation Vita.

Publicité

Sensation du jeu vidéo indépendant sortie fin 2015 sur PC, Undertale est la création d’un unique homme, Toby Fox. Ce petit génie, nourri aux webcomics et à la série des Mother, a pratiquement tout fait dans son jeu : programmation, personnages, musiques et scénario. Le reste du taf a été assuré par sa compagne et les mécènes de sa campagne de crowdfunding (qui a obtenu plus de 50 000 dollars, dix fois plus que l’objectif demandé). Alors certes, le jeu n’est pas particulièrement joli, mais c’est là son unique vrai défaut.

Undertale vous fait incarner un enfant (au genre indéfini), qui tombé dans le monde souterrain où les monstres sont parqués. Pour s’en sortir, il faudra combattre. On est ici dans un RPG (pensez Final Fantasy ou Pokémon) au tour par tour. Mais pour éviter les attaques, on doit déplacer son "cœur" sur une zone et éviter de toucher les animations envoyées par l’ennemi. Un principe hérité d’autres genres du jeu vidéo, qui laisse de la place à une foultitude de moments dantesques et de petites pépites de créativité.

En effet, il s’agit d’un jeu où l’on peut ne blesser personne. Il est ainsi possible de parler avec les monstres, afin de "négocier" avec eux. Si vous arrivez à les toucher émotionnellement, vous pouvez finir Undertale sans (enfin, presque) porter le moindre coup. Et comme l’important ce n’est pas la destination mais le voyage, vous aurez aussi l’occasion de nouer des liens avec un bestiaire de personnages mémorables.

Publicité

Sensible et inventif

Étrangement, le jeu ne décolle qu’au bout d’une première partie, qui ne dépasse pas les cinq ou six heures. Vers la fin, il passe de "sympathique avec quelques bons moments" à "fulgurant"… et au joueur de le refaire deux fois : en pacifiste, puis en "mode génocide", où cette fois vous massacrerez tous les amis que vous venez de vous faire. Enfin, rien d’obligatoire, mais si vous voulez voir toutes les fins disponibles et l’entièreté de l’histoire, il faudra passer par là – ça et un mode de difficulté particulièrement punitif, pour vous faire comprendre qu’un tel sadisme se paie.

Enfin, la musique est excellente, variée (parfois épique), et finira probablement dans votre lecteur, quel qu’il soit.

Publicité

On ne spoilera rien, mais Undertale est rempli d’idées et de choses qu’on ne peut exploiter que dans un jeu vidéo, tout en étant un titre émotionnellement très chargé. À sa sortie, il a connu un succès immédiat, critique et commercial. Les personnages du jeu inspirent particulièrement les internautes, que ce soit dans d’innombrables mèmes ou fanarts sur Pixiv, DeviantArt et autres imageboards.

Seule contrainte : comprendre l’anglais (ou le japonais) – même si des fans dévoués ont créé une version française pour ceux ayant déjà acheté le jeu sur PC. Notez que si vous avez à la fois une PS4 et une Vita et que vous l’achetez sur l’une des deux consoles, il se débloquera sur l’autre : idéal pour les transports en commun. Pour une expérience optimale, on recommandera un set up cosy, au coin du feu, sans dérangement possible.

Bref, si certains fans peuvent être un peu monomaniaques – votre serviteur inclus – avec ce jeu, c’est qu’il fait résonner un univers charmant avec une masse de mécaniques rarement (ou jamais) vues dans un jeu vidéo. Vous pouvez trouver ça incroyable, voire exprimer une indifférence polie. Mais si vous aimez ce média, que vous êtes prêts à vous lancer dans quelque chose d’original à l’aveugle, tentez donc l’expérience. Très ancré dans son temps, Undertale est littéralement génial.

Publicité

Par Benjamin Benoit, publié le 15/08/2017

Pour vous :