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Tumblr : Graffitivre ou le plaisir d'écrire

Publié le

par Tomas Statius

Avant d’être attaché, comme de nos jours, à la pratique de la bombe aérosol et au traçage de lettres dont l’inspiration peut être rapprochée du « bombing » née à New York à la fin des années 1960, le terme "graffiti" recouvrait une tout autre réalité.

Même sur les murs de Pompéi, on trouvait des graffitis - Crédit Image <a href="http://www.flickr.com/photos/jafsegal/2206600548/" target="_blank">Juan Antonio Flores Segal (Flickr)</a>

Descendant du grec "graphein" (écrire mais dans un sens abstrait - plutôt associer des pensées, illustrer une idée) d’abord et surtout du latin "graffito" ou "sgraffito" (dont "graffiti" ou "sgraffiti" est le pluriel), le terme désignait dans son sens premier la pratique d’écrire sur les murs sans autres connotations aucune. Ils recouvrent ainsi une réalité bien plus large que la manière toute contemporaine de représenter son « crew » ou de poser des « blazes ». On peut ainsi y ranger tout un ensemble d’écrits apposés sur les murs de la ville. Qu’ils soient grivois, absurdes, scandaleux ou juste amusants.

Et c’est à cette survivance que le Tumblr participatif Graffitivre (un parmi tant d’autres, comme celui-ci, celui-là ou encore celui-là) est consacrée. Comme l’explique les responsables du blog dans une note inspirée :

Exhibition d'une pulsion psychotropée, écho d'une phrase restée trop longtemps enfermée dans la tête d'un esprit aussi égaré que farceur ; c'est la caution ghetto de l'écriture de rue, une trace au posca qui jaillit sans question préalable et qui ne demande aucune réponse. C'est un sabotage de l'harmonie citadine qui s'offre au passant. Gratuit, tordu, drôle, inscrit par un auteur anonyme qui ne doit pas forcément se souvenir du précieux vestige pariétal abandonné, le graffitivre surpasse les gribouillis et ridiculise la poésie urbaine

Preuve que le graff dans sa version "primitive" est une émanation de la psyché. Une expression spontanée, vieille comme le monde, dont l’existence encore aujourd’hui prouve une chose : l’écriture, même vandale, même sur un mur, est quelque chose de résolument humain.

Graffitivre - des lettres spontanées

Photo trouvée sur le Tumblr <a href="http://laissepastrainertesfils.tumblr.com/" target="_blank">laissepastrainertesfils</a>

Photo trouvée sur le Tumblr <a href="http://graffitivre.tumblr.com" target="_blank">Graffitivre</a>

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