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Trailer : avec Assassin’s Creed Origins, Ubisoft semble renouer avec l’excellence

Publié le

par Théo Mercadier

(YouTube)

Le trailer et l’extrait de gameplay dévoilés à l’occasion du salon de l’E3 dévoilent un Assassin’s Creed ambitieux, loin de la continuité lassante dans laquelle s’était peu à peu enfermée la série.

Du lourd ! Alors que les fans de la série se plaignent souvent de se faire continuellement servir le même jeu dans des environnements différents tous les ans, Assassin’s Creed Origins semble faire un gros bond en avant. Après avoir décidé de ne pas sortir de titre en 2016 afin de prendre du recul et de "repenser la marque", les développeurs n’ont pas lésiné sur les innovations pour offrir une nouvelle jeunesse à une franchise usée jusqu’à la corde. Les cinq minutes de gameplay dévoilées à l’occasion du salon de l’E3 (qui se tient à Los Angeles jusqu'au 15 juin) offrent quelques pistes sur ce que le jeu complet offrira à sa sortie, le 27 octobre prochain.

Avant toutes choses, quelques mots sur un héros qui apparaît déjà comme un modèle de badasserie vidéoludique : Bayek, un Nubien issue d’une longue lignée de guerriers, engagée depuis des siècles par les pharaons pour protéger les villes et les temples égyptiens. Alors que l’envahisseur grec remet en cause le rôle de sa confrérie, il devra lutter pour faire valoir son rôle et au passage lever le voile sur toute la mystique divine qui habite l’Égypte. C’est avec lui qu’on découvrira les origines de la confrérie des assassins et les mystères des divinités égyptiennes, loin de la tonalité technologique et franc-maçonnique omniprésente dans les précédents opus. L’Égypte, ses tombeaux, ses villes immergées (oui, oui, on peut nager sous l’eau), ses villages, ses pyramides, ses oasis, ses déserts, sa faune sauvage, ses brigands et ses dieux : le vaste open world concocté par l’équipe à l’origine du très réussi Assassin’s Creed Black Flag (2013) a tout pour attiser la curiosité.

Serpent géant ! (YouTube)

"Nous avons été les premiers à voir les dieux, à dompter leurs bêtes, à garder les âmes contre le mal. Nous avons conquis cette terre et construit un empire. Mais un murmure dans le vent annonce une confrérie venue de l’ombre : ils sont les premiers à se faire appeler… les assassins", nous annonce le trailer.

Et maintenant, un peu de gameplay. Si l’escalade en course libre paraît toujours aussi simple, et si l’IA des ennemis a l’air plutôt limitée (du moins avec la difficulté dans laquelle est jouée la démo), de nombreuses évolutions valent le détour. Pouvant toujours compter sur la mythique lame secrète des assassins, les joueurs devront composer avec un arsenal élargi, que l’aspect résolument RPG du jeu rend améliorable à souhait et interchangeable en fonction des situations rencontrées. Alors que le corps à corps est doté d’une dynamique revisitée, l’arc long occupe une place centrale dans le nouveau système de combat, avec notamment la possibilité de contrôler une flèche pour abattre un fuyard. Pas vraiment réaliste, mais on s’en fout : ça en jette.

L’aigle Senu qui accompagne Bayek s’annonce déjà bien pratique, pour repérer les lieux avant d’imaginer un plan d’attaque. Grâce à une petite manip', le joueur peut incarner le volatile et survoler les zones interdites, "marquer" les ennemis et repérer les cibles principales sans risquer sa peau : un dispositif fort utile qui fait penser aux drones disponibles dans certains shooters comme Ghost Recon WildlandsCôté exploration, l'importance des points de synchronisation, auparavant indispensables pour dévoiler la carte, a été revue à la baisse : il est désormais tout à fait possible de se débrouiller sans eux – même s’ils conservent une certaine utilité (voyage rapide, découvrir de nouvelles quêtes, etc.). Enfin, la mini-map a été supprimée pour laisser la place à une boussole en haut de l’écran, pour plus de fluidité et d’effets de surprise. On ne crache pas dessus.

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