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The Weeknd et la drogue dure : la collaboration-clé de l'album Starboy

Publié le

par Rachid Majdoub

Dans une interview accordée au Guardian, le crooner canadien raconte pourquoi il a eu besoin de replonger dans la drogue dure pour pouvoir donner vie à Starboy, son nouvel album. 

On avait envie de remettre cette photo, celle de l'époque de "Montreal", lorsque The Weeknd n'était pas encore un <em>Starboy</em>

En l'espace de cinq ans, Abel Tesfaye est passé de "l'écho du silence" et sa Trilogy composée dans sa chambre dans la douce froideur de Montréal à la résonance d'un véritable Starboy. Sur son nouvel album, notamment dans "Sidewalks", le crooner canadien revient sur le passé difficile qui l'a forgé, dont il s'est délesté et dans lequel il a remis un pied tout en gardant une certaine mesure de maturité notifiée dans "Starboy".

De quoi est-il question ? De sa dépendance à la drogue, aussi dure soit-elle, à laquelle il a touché de près lorsqu'il vivait, jeune, à Scarborough (dans l'Est de Toronto, Canada) au côté de sa mère célibataire. Son adolescence a rimé avec kétamine, cocaïne, MDMA, champignons et autres sirops codéïnés contre la toux, qu'il a fini par ne plus toucher dans un élan de sobriété qui l'a aidé à produire et devenir ce qu'il est... jusqu'à y replonger lors de la confection de ses deux derniers albums : Beauty Behind The Madness, sorti en 2015, et Starboy cette année.

La raison : briser le silence et ouvrir sa créativité face à la feuille blanche. Tout ça, The Weeknd le raconte dans une récente interview accordée au Guardian.

"Je vais être complètement honnête avec vous. Pour mes deux derniers albums, j'ai dû replonger. J'ai utilisé la drogue comme une béquille, un soutien. Même sur ce nouvel album [Starboy, ndlr], tu te retrouves avec le syndrome de la page blanche. Et parfois tu te sens comme... tu ne peux pas le faire sobre."

Le chanteur de 26 ans ajoute :

"C'est comme une évasion, parfois. Vous voyez ce qui se passe dans le monde réel et... parfois, vous vous réfugiez dans votre propre monde, dans lequel vous créez ce qu'il s'y passe."

Mais, comme il le confie, il s'aventurait cette fois-ci dans des eaux qu'il connaissait, et desquelles il a su rester à la surface. "Je ne me vois plus faire ça maintenant", poursuit-il. "En ce moment, je me sens sous contrôle"... Un contrôle définitif et durable ? "Je ne sais pas."

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