« Promis, juré, je savais pas ».

Sanseverino a soutenu Hadopi... sans lire le projet de loi

Quatre ans après avoir soutenu l'adoption de la loi Hadopi, Sanseverino reconnaît s'être trompé. En fait, il est plutôt contre.

Sanseverino

"Promis, juré, je savais pas".

En mars 2009, branle-bas de combat pour la Sacem. Le lobby de l'industrie musicale présente 30 artistes dans son effort de soutien a projet de loi Hadopi, tous engagés selon la société à ne pas lâcher un pouce de terrain à ces vandales qui imaginent que la musique est gratuite. Parmi Françoise Hardy (EMI), Christophe Maé (Warner), Renan Luce (Universal Music) et un tas d'autres, le chanteur Sanseverino (Sony Music)...

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"Comme un boulanger"

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À l'occasion de cette grand-messe rassemblant les nantis de l'exception culturelle, le chanteur s'était fendu d'une déclaration sur RMC, somme toute, sensée :

Je suis d'accord avec cette loi... comme un boulanger pourrait être d'accord avec le fait que l'on ne puisse pas rentrer dans son magasin pour prendre deux éclairs au chocolat sans payer.

Rappelez-vous : en 2009, il n'y avait pas que les râleurs libertariens du net pour s'élever contre le projet de loi Hadopi. Le gouvernement de Nicolas Sarkozy se confrontait au Parlement européen, soucieux d'empêcher la France de faire encourir à ses internautes une sanction de suspension de leur accès Internet.

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Récemment interviewé par le Figaro TV, le chanteur à la guitare manouche avoue son erreur. "On m'a mal informé quand j'ai soutenu ce truc là", raconte-t-il au journaliste Julien Mielcarek. "Moi personnellement, je trouve que je me suis trompé", avoue-t-il carrément.

La faute aux associés de son producteur...

"Quand il y a un nouveau truc qui va défendre le milieu des producteurs et de la musique, tout de suite il faut des gens qui soient connus pour dire "ouais salut, on est pour". Moi les personnes qui m'ont demandé ça, qui sont les associés de mon producteur, m'ont demandé si je voulais bien soutenir ce truc là. Je me suis dit qu'à partir du moment où ils me le demandent, c'est qu'on est du même avis, et sans lire le contenu d'Hadopi ni même l'énorme dossier, j'ai été soutenir le truc".

"Après, je me suis aperçu que si je l'avais lu, je ne l'aurais pas fait", termine alors Sanseverino. "Je trouve le truc un peu trop cinglant, trop radical, carrément répressif, et j'aurais préféré un truc un peu plus cool". La vidéo est à voir ci-dessous.

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Le Figaro TV - On ne parle que de ça

Source : Numérama

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Par Théo Chapuis, publié le 25/06/2013

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