Vidéo : pour "Quitter la ville", Rone fait décoller l'aéroport Paris-CDG

Rone, Frànçois Marry de Frànçois & the Atlas Mountains et Gaspar Claus ont interprété le titre "Quitter la ville", extrait du dernier album du premier, dans un endroit inattendu. Au sein d'une enceinte peu commune.

Minuit passé. Dans un aéroport Paris-Charles de Gaulle déserté après le départ du dernier vol de la journée, il arpente l'allée sombre du Hall K, Terminal 2E. Il avance, de plus en plus vite. Il chante, de plus en plus fort. Ce mec, que la caméra de Colin Solal Cardo suit sans interruption en plan-séquence, c'est Frànçois. Frànçois Marry de Frànçois & the Atlas Mountains. Sa voix, on la retrouve sur le dernier single de Rone, intitulé "Quitter la ville" et extrait de Créatures, le nouvel album du prodige français que nous vous faisions découvrir juste ici.

La Blogothèque, qui a réalisé ce "Concert à Emporter" pas comme les autres en collaboration avec le label InFiné et en association avec Aéroports de Paris, raconte :

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Frànçois déambulait, donc, et faisant face à ce petit infini, il se mit pour la première fois à chanter. Il s’arrêta presque aussitôt : il n’avait pas poussé sa voix particulièrement fort, mais elle était partie loin, et avec une puissance si surprenante qu’il nous demanda si on ne l’avait pas amplifiée sans lui dire. Mais non. Le lieu avait juste une acoustique parfaite, capable d’étouffer les sons supposés rester bas et de propulser ceux qui ne demandaient qu’à s’envoler.

Frànçois, avec qui nous marchions durant de longues minutes retrouve justement Rone au bout du large couloir. Erwan Castex est disposé à même le sol. Ses machines sont le prolongement de ses mains. Il pianote, tapote, dirige du bout des doigts ses notes. À ses côtés, Gaspar Claus, violoncelle en main. Une fusion s'opère alors. Le son des engins électroniques de Rone, qui donnent un aspect futuriste à l'ambiance, épousent parfaitement les frottements de l'instrument à cordes de Gaspar Claus. Le doux mélange habillant la voix de Frànçois.

Enfin, la caméra les laisse, recule. Le vol touche à sa fin. Les lumières se rallument. On atterrit.

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Une seconde version en réalité virtuelle

Une seconde vidéo, pour une seconde version. Grâce au savoir-faire d'Okio Studio, une deuxième session live a été réalisée. Sa particularité : on peut la regarder en réalité virtuelle.

Cependant, il faut disposer d'un casque du type Oculus ou Google Cardboard, et télécharger une application compatible sur les stores Androïd, Apple, Samsung ou Oculus Share pour pouvoir la visionner ainsi.

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Si vous êtes dans le même cas que nous, c'est-à-dire pas équipés de toute cette technologie, vous pouvez quand même regarder la vidéo en version 360 degrés, sans avoir à télécharger d'application, ci-dessous.

Par Rachid Majdoub, publié le 05/05/2015

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