Après quatre ans d'attente, Battlefield 1 débarque enfin sur consoles et PC

Adressant un bras d’honneur aux jeux futuristes qui pullulent dans les stores, les studios EA et Dice nous jettent sans ménagement au cœur de la Première Guerre mondiale. Un pari réussi haut la main.

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Jeudi 20 octobre 2016, 19 h 20 : ce genre de moments où tu as l’impression que les stations de métro défilent aussi lentement que les courses d’une petite mamie à la caisse du supermarché. Une seule peur : ne pas arriver à temps au shop (qui ferme beaucoup trop tôt) pour choper en avant-première ton exemplaire de Battlefield 1, réservé depuis des semaines.

Le 21 octobre est à marquer d’une pierre blanche, tant l’opus était attendu par près de 20 millions de geeks. Alors que pour beaucoup les déceptions s’enchaînent sur les release du concurrent Call of Duty, qui s’oriente vers des jeux résolument futuristes, les studios Dice et EA décident au contraire d’opérer un retour aux sources radical.

La Première Guerre mondiale, les tranchées, la boue. Des coups de fusils qui sentent bon la poudre et des obus qui pleuvent avec fracas : le tutoriel (mais peut-on encore parler de tuto à ce niveau là ?) est tout simplement à couper le souffle. Immersif à souhait (casque audio sur les oreilles, un must do) le jeu vous fait mourir une petite dizaine de fois et chaque "échec" se solde par une sobre annonce du nom du soldat incarné et de sa date de mort, sur fond noir. L’intro se conclut sur une vidéo épique à souhait qui vous fait faire le tour du monde en deux minutes, frissons garantis. Puis libre à vous de choisir parmi une multitude de missions sur le globe, des montagnes italiennes au Sinaï en passant le canal de Suez.

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Pour ceux que les campagnes solo intéressent, pas d’inquiétude : vous allez être servis ! Mais, pour beaucoup, le nerf de la guerre est à chercher en ligne. 

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Du bon 32 vs. 32

Et maintenant, la question à un million : "Et le multijoueur ?" On s’était déjà fait une petite ("petite" ?) idée avec la béta ouverte du mois d’août, qui en avait calmé plus d’un avec sa map désertique gigantesque, ses tempêtes de sable et ses batailles à 64 joueurs. Le contenu dévoilé aujourd'hui est tout simplement scotchant de réalisme et de diversité : close combat dans un château de la Meuse, embuscades dans une forêt d’Argonne, assaut de villages au bord du canal de Suez, etc. On vous laisse multiplier le nombre de maps (dix) par le nombre de modes de jeu (cinq) pour vous faire une idée de l’étendue des possibilités. Même au bout de quatre heures manette en main, on a toujours l’impression jouissive d’avoir à peine effleuré ce que Battlefield 1 a à délivrer.

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Après tout cet encensement (ô combien justifié) et pour vous prouver que, non, EA n’a pas arrosé la rédac’ de copies premium pour nous faire pondre cet article, passons maintenant aux sujets qui fâchent… Rassurez-vous, ils sont peu nombreux, mais de taille. Primo, quelques petits bugs vite irritants coupent vos sprints sans prévenir ou, pire, vous font vous relever d’un coup alors que vous rampiez discrètement derrière un tas de bois. À vous de vous débrouiller avec la baïonnette ennemie qui vous fait face… Nul doute que les studios y remédieront rapidement !

Deuzio, et pas des moindres : si la France est à l’honneur à travers de nombreuses maps dédiées (Amiens, Balafre de Saint-Quentin, Forêt d’Argonne ou encore Bal funeste au château), l’armée française, elle, n’est pas jouable. Si vous avez envie de pousser un énorme "WTF ??" rassurez-vous, vous n’êtes pas le seul et ce n’est pas la réponse pour le moins bancale des studios qui suffira à vous calmer :

"Pour Battlefield 1, Dice cherche à se concentrer sur les histoires peu connues de la Grande Guerre, à emmener les joueurs où ils ne s’attendent pas. Le studio n’ignore bien sûr pas l’importance de l’armée française dans la guerre, et [les joueurs] la rencontreront dans la campagne du jeu. Afin de faire vraiment honneur à l’armée française en multijoueur et, encore une fois, de montrer un côté que l’on a peu l’habitude de voir, nous avons choisi de lui dédier une extension premium entière avec un traitement spécial après le lancement du jeu."

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En clair, sortez votre portemonnaie et vous pourrez tranquillement rejoindre le cours de l’Histoire d'ici quelques semaines. En attendant, on vous laisse vous éclater avec le reste ; pour ma part je crois que je vais annuler mes plans du week-end.

Par Théo Mercadier, publié le 21/10/2016

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