Overwatch : autocensure et moralisation dans le jeu vidéo

Le jeu vidéo s'adresse à de plus en plus de monde et essaye de se moraliser. Ainsi, Blizzard a-t-il décidé de revoir subtilement la copie d'Overwatch.

Blizzard vient d'annoncer qu'il allait modifier son prochain jeu, Overwatch, après une plainte reçue lors d'une de ses phases de test. Le joueur y critiquait une des poses de victoires d'une de ses héroïnes, Tracer, trop sexualisée et surtout allant à l'encontre de l'esprit du personnage. Le réalisateur du jeu lui a directement répondu et a décidé d'y remédier en rappelant que Blizzard "aspire à ce que tout le monde se sente héroïque et fort au sein de sa communauté". La position de Blizzard sur le sujet est ferme et les protestations sur les forums qui débouchent sur d'inévitables pétitions ne risquent pas de faire changer d'avis l'entreprise.

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Le jeu vidéo est en train de se moraliser, mais aussi de prendre conscience qu'il s'adresse à tous les marchés en même temps. Capcom s'est lancé dans cette voie l'année dernière en changeant dans Street Fighter V des animations de sa combattante Cammy et de la catcheuse R. Mika. Hier encore, Capcom a modifié le bug quasi imperceptible de la poitrine de Chun Li qui semblait défier les lois de la physique.

Une autocensure destinée au monde occidental

Le jeu Star Ocean 5, qui sort jeudi au Japon (et "plus tard" de notre côté de la planète) s'est vu modifié à la suite de critiques formulées en Occident. De son propre aveu, l'équipe de Square Enix a augmenté la quantité de vêtements recouvrant les corps de ses (très) jeunes héroïnes. Évidemment, certains otaku se sont révoltés devant l'injustice de voir leur jeu censuré à cause des gaijin occidentaux.

Et puis il y a le cas extrême. Il y a quelques jours sortait au Japon Dead or Alive Xtreme 3, un jeu de beach volley "et autres jeux de plage" avec de pulpeuses jeunes filles, volontiers racoleur. Conscient de l'évolution des mentalités, son éditeur, Koei Tecmo, a tout simplement décidé que son produit était inadapté pour l'Occident et qu'il n'y sortirait donc pas. Cette année 2016 serait-elle celle du shitstorm dans un verre d'eau ?

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Par Daniel Andreyev, publié le 29/03/2016

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