Orelsan lors de la 27ème cérémonie des Victoires de la musique

Orelsan condamné pour injure et provocation à la violence

Le rappeur français Orelsan a été condamné par le tribunal correctionnel de Paris à verser une amende avec sursis pour injure et provocation à la violence. 

Orelsan lors de la 27ème cérémonie des Victoires de la musique

"Je te quitterai dès que j'aurais trouvé une chienne de meilleur pedigree", "si t'es gourmande je te fais la rondelle à la margarine" ou encore "mais ferme ta gueule ou tu vas t'faire marie-trintigner. Une chose est sûre, Orelsan n'est pas vraiment un grand romantique. Autre certitude : les féministes ne goûtent que très peu les offenses faîtes au beau sexe.

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Les deux parties ne pouvaient donc que très difficilement s'entendre. Cinq associations féministes poursuivaient ainsi Aurélien Cotentin - son vrai nom - au sujet des textes de huit de ses chansons. Le rappeur de trente ans a été condamné par le tribunal correctionnel de Paris à une amende de 1000 euros avec sursis pour injure et provocation à l'égard des femmes.

Pour les injures, c'est le passage "les meufs c'est des putes" de sa chanson "Courez Courez" qui a été incriminé. Pour ce qui est de la provocation à l'égard des femmes, c'est le passage "mais ferme ta gueule ou tu vas t'faire marie-trintigner" de la chanson "Saint-Valentin".

Après Ni Putes ni Soumises, cinq associations

Cette condamnation trouve son origine dans une attaque groupée de plusieurs associations : Les  Chiennes de garde, le Collectif féministe contre le viol, la Fédération nationale solidarité femmes, Femmes solidaires et le Mouvement français pour le planning familial.

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A la barre du tribunal correctionnel de Paris, Orelsan a repété que ses paroles n'étaient que de la "fiction" et qu'il n'a jamais, au cours de ses interviews ou déclarations publiques, tenu des propos qui pouvaient être perçus comme misogynes. La procureur Anne Coquet l'a soutenu tandis que l'avocat qui représentait les associations, Maître Alain Weber, a affirmé :

"Putes", "chiennes", l'image des femmes est "bafouée".

Cette condammation fait suite à près de quatre années de polémiques, notamment autour de la chanson "Sale Pute". En 2009, le Printemps de Bourges est menacé de voir son budget entamé s'il accueille dans sa programmation le rappeur. La même année, des concerts à Poitiers et Cluse sont annulés tandis que Valérie Létard, alors secrétaire d'État chargée à la solidarité, voit dans les paroles de la chanson une "incitation au meurtre".

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Par Thomas Andrei, publié le 31/05/2013

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