Par Arthur Cios

Sous pseudo, le compositeur américano-chilien a sorti le 17 février dernier un nouveau projet assez dansant, à l’ancienne, sans que personne ou presque ne s'en aperçoive. 

Tout au long de sa carrière, le célèbre compositeur – et apôtre de l’ambient moderne – a dévoilé des disques sous divers pseudonymes. Il expliquait ainsi chez Crack Magazine il y a deux ans, à propos du fait qu’il n’abandonnait pas la musique plus clubesque :

"Je vois des choses comme Against comme une continuation de cela justement […]. Je trouve ça toujours drôle quand il y a des annonces expliquant que c’est 'le premier single de Nicolas Jaar depuis trois ans' alors que je sors des projets sous plein de noms différents."

On aurait pu penser que Nicolas Jaar ne pouvait plus nous surprendre de la sorte, mais que nenni. Le 17 février dernier, alors qu’il venait de sortir un single qu’il a produit pour la fille de Spielberg, un disque sortait sur le label de l’Américano-Chilien, en l’occurrence 2012-2017, le nouvel album de… A.A.L. (Against All Logic). On aurait dû le voir venir mais il a fallu que Pitchfork repère le truc quelques jours plus tard pour qu’on y jette une oreille.

Au vu de ce qu’il racontait chez Crack et sans surprise donc, le résultat est bien moins abstrait que les derniers projets. Si le premier titre tire sur les guitares à la Darkside que Jaar pouvait nous offrir il y a quelques temps, on retrouve des titres carrément dansants très "jaaresques" comme "Some Kind of Game" ou "Rave on U". Les plus attentifs noteront le sample assez exceptionnel de "I Am God" de Kanye West sur "Such A Bad Way".

Du bon Jaar à l’ancienne, ça fait vraiment du bien — d’autant plus que le produit fini est réellement bon ! Faites-vous une idée en écoutant le bébé juste ici :