La meilleure performance lors d'un Super Bowl reste toujours celle de Michael Jackson en 1993

Retour en 1993 pour un show spectaculaire qui n'est pas près d'être égalé...

Super Bowl XXVII, 1993

Super Bowl XXVII, 1993.

Le Super Bowl est un événement si incontournable que :

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  • chaque année, environ 1,5 million d'Américains bénéficient d'un jour de congé pour se remettre de leurs émotions de la veille ;
  • le tarif (record) cette année encore pour 30 secondes de pub s'élevait à... plus de 5 millions de dollars ;
  • un peu plus d'un milliard d'ailes de poulet et 14 milliards de paquets chips y sont consommés chaque année, de quoi nourrir tout un (ou plusieurs) pays pendant un petit bout de temps ;
  • pour accompagner le tout, 51,7 millions de caisses de bière sont bues pendant l'événement ;
  • 5 216 dollars, soit 4 862 euros, est le prix moyen pour assister au grand match depuis les tribunes...
  • ... pendant que plus de 100 millions de téléspectateurs (Américains seulement ; on parle d'un milliard à travers le monde) sont devant leur écran ;
  • même record en 2017 et en 2018, avec entre 340 000 et 370 000 Français devant leur écran pour assister au come-back historique des New England Patriots l'an passé, et à la défaite de ces mêmes Patriots cette nuit, pour le plus grand regret de Tom Brady et ses fans... 

La performance scénique de l'entracte du Super Bowl est tellement attendue qu'elle est qualifiée de "concert de l'année", volant la vedette au match le temps de quelques minutes de show démesuré.

Ça se passait cette nuit -> Vidéo : le show et l'hommage de Justin Timberlake à Prince lors du Super Bowl

Minneapolis, nuit du dimanche 4 au lundi 5 février 2018 : alors que Justin Timberlake livrait, à l'entracte du Super Bowl LII opposant les Patriots de la Nouvelle-Angleterre aux Eagles de Philadelphie (victoire des Eagles, 41 à 33 – une première pour Philadelphie) une performance mi-figue mi-raisin saupoudrée d'un hommage à Prince, Lady Gaga, l'an passé, jaillissait des cieux, toute en grâce et paillettes, s'offrant quelques belles acrobaties dans son bustier métallique après avoir lancé un fort message de tolérance et d’inclusion.

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En 2016, Beyoncé arborait quant à elle une veste symbolique. Un cuir noir diagonalement traversé de deux sortes de ceintures à munitions dorées : réalisée par Dsquared2, cette pièce est une réplique de celle portée par Michael Jackson en 1993 lors du même événement. Un joli clin d'œil de Queen B au King of Pop qui, il y a 24 ans, signait un show à l'exemplarité et l'intensité jamais égalées jusqu'ici.

Ni Justin Timberlake, ni Lady Gaga l'an passé, ni Beyoncé, et ni Katy Perry avant tout ce beau monde, qui s'en était relativement bien sortie en 2015, n'ont réussi à mieux faire que leur prédécesseur. Pourtant, si l'on remonte le temps, de sacrés performeurs se sont succédés d'année en année : U2 (2002), Janet Jackson et Justin Timberlake (2004),  les Rolling Stones (2006), Prince (2007), Madonna (2012)...

Autant d'artistes pour autant de lives mémorables. Le magazine Billboard les classait tous devant celui de Michael Jackson auquel il accordait la dixième position : on enlève le zéro du dix pour l'élever au top des performances jamais réalisées jusqu'ici, juste devant celles de Madonna et Prince (allez, ou à égalité si l'on prend pas en compte le rôle de la pluie dans tout ça).

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13 minutes de folie

Le 31 janvier 1993, tous les regards sont braqués sur Michael Jackson lors de la mi-temps du Super Bowl XXVII qui oppose les Dallas Cowboys aux Buffalo Bills. Des yeux qui s'apprêtent à être témoins de la première prestation d'un artiste mondialement connu à une finale de NFL.

Michael Jackson, statique pendant trois minutes lors de l'ouverture de son show à la mi-temps du Super Bowl en 1993

Michael Jackson, statique pendant deux minutes lors de l'ouverture de son show à la mi-temps du Super Bowl en 1993.

L'entrée en matière du plus grand show-man de notre histoire est fracassante. En trois bonds, il s'extirpe des deux écrans géants du stade dont il était prisonnier, avant d'apparaître réellement au beau milieu du Rose Bowl Stadium de Pasadena (Californie). De marbre pendant deux minutes, il fait face à une foule ahurie pendant que les hélicoptères résonnent dans un ciel dégagé. Un mouvement de tête côté opposé et les cris reprennent. Il retire ses lunettes d'un geste brusque. Les premières notes résonnent. Explosions. Le show est lancé.

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Comme à son habitude et durant treize minutes de concert, Michael Jackson exploite chaque recoin de la scène et chacune de ses ressources. Il livre alors une prestation inoubliable, durant laquelle il interprète (oui, avec du play-back, comme bon nombre de mi-temps du Super Bowl) d'abord "Jam", puis "Billie Jean" agrémenté de son moonwalk, "Black or White" et enfin "Heal the World" : un dernier titre entonné en communion avec de nombreux enfants autour d'un globe géant ; face à ce tableau, celui du tifo coloré brandi par le public.

Avant de vous laisser (re)vivre ce moment historique, une dernière information : pendant la mi-temps, ce concert a considérablement fait monter le chiffre d'audience de la chaîne, qui est redescendu dès la reprise du match. Ou comment Michael Jackson a marqué l'histoire avec l'une de ses plus remarquables performances.

Par Rachid Majdoub, publié le 05/02/2018

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