Yelawolf, une "Love Story" entre rap, country et Chevrolet

Quatre ans après Radioactive, le deuxième album de Yelawolf, Love Story, est enfin là (en écoute plus bas). À cette occasion, retour sur l'univers et la carrière du protégé d'Eminem.

Yelawolf

Yelawolf (Crédit photo : Ryan Smith)

C'est un petit événement pour l'humanité, et un grand événement pour ceux qui suivent Yelawolf depuis ses débuts remarqués dans le rap. Le nouvel album du membre de Shady Records, Love Story, est enfin là et en écoute intégrale tout en bas de cet article.

Publicité

Cela faisait quatre ans que Yelawolf n'avait pas sorti d'album, après son premier (et réussi) essai, Radioactive (2011). Et le protégé d'Eminem, même s'il reste fidèle à lui-même, a quelque peu changé, ou du moins évolué. Lui qui ne se concentrait que sur le rap pur et brut lors de son entrée dans le game s'est de plus en plus orienté vers un mix entre hip-hop et rock sudiste, ce dernier genre faisant partie intégrante de son univers et de ses racines. D'ailleurs, le batteur Travis Barker fait partie de son proche entourage, dans la vie comme dans la musique.

Le MC de l'Alabama ne le cache pas et en joue même dans ses clips : ce n'est pas un gangster, mais un cowboy ultra tatoué et dur quand il le faut, préférant rider à bord de sa Chevrolet dans la boue de la campagne américaine. Avec un style propre à sa personne, Yelawolf se démarque des autres rappeurs.

Et c'est là, que son rap devient séduisant. Même si les critiques ne manquent pas parfois, certains lui reprochant ses morceaux plus entraînants et chantés à la manière d'un chanteur de country. En témoigne parfaitement cette belle (oui oui) ballade extraite de son nouvel album, diffusée avec son clip au début de ce mois d'avril :

Publicité

Un parcours à deux vitesses

Yelawolf a bousculé le rap US pendant un bon moment, d’abord avec sa mixtape Trunk Muzik (2010), projet musical acclamé par la critique. Il s’impose alors au milieu d’une forte concurrence et surfe brillamment sur la nouvelle vague de MCs apportant un souffle d’air frais d’une côte à l’autre des États-Unis. En février 2011, il figure parmi les "XXL’s Freshmen of 2011" du magazine américain XXL, aux côtés de Kendrick Lamar, Cyhi da Prynce, Big K.R.I.T., Meek Mill ou encore Mac Miller.

Yelawolf réussit à atteindre et mobiliser un public de plus en plus important, signant au passage sur le label d’Eminem, Shady Records, sur lequel il sort Radioactive (2011), son premier album studio.

Publicité

Depuis cette faste période musicale, le protégé de Slim Shady s’est principalement illustré à travers des albums collaboratifs – Psycho White avec le batteur de Blink 182 Travis Barker, et The Slumdon Bridge avec le chanteur britannique Ed Sheeran – et une mixtape, Trunk Muzik Returns.

Mais rien de très médiatisé. Entre ses deux albums, le rappeur s'est un peu mis en retrait, ce qui a plombé sa visibilité dans le paysage hip-hop, du moins en France où il commençait à bien faire parler de lui. 

Le loup qui apparaît sur l'artwork de Love Story

Artwork de Love Story, son nouvel album en écoute plus bas

Publicité

Aujourd'hui, un nouveau challenge se dessine donc pour celui qui possède l'un des flows les plus aiguisés du rap jeu : ne plus faire parler de lui en tant que protégé d'Eminem et se faire une place de choix parmi les plus grands, maintenant qu'il est respecté outre-Atlantique.

Cela pourrait être le cas avec son nouvel album, Love Story, que vous pouvez écouter en intégralité ci-dessous. 18 pistes parmi lesquelles figurent les singles "Box Chevy V", "Till It's Gone" ou encore "Whiskey in a bottle", que nous vous présentions sur Konbini. À noter : un seul featuring, "Best Friend" avec, bien entendu, son ami et mentor Eminem.

Par Rachid Majdoub, publié le 22/04/2015

Copié

Pour vous :