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Lossapardo dévoile le clip animé et poétique de "Home Alone"

Au croisement de la musique, de la peinture et de l’animation, Lossapardo, artiste aux multiples facettes, nous présente aujourd’hui son single "Home Alone".

Parmi les artistes à suivre en 2018, il faudra sûrement compter Lossapardo. Doté d’une grande sensibilité, le jeune homme originaire de la banlieue parisienne s’exprime à travers différents médiums. C’est en partie par la musique que cet autodidacte partage ses humeurs et idées. Ses dernières productions, qu’on a notamment pu entendre sur Post Blue, le dernier projet de Crayon, sont douces, célestes et apaisantes, assez différentes de ses premiers morceaux #chillmood postés sur SoundCloud.

À cette première passion, Lassopardo a trouvé le moyen de mêler d’autres talents : la peinture mais aussi l’animation. Avec maîtrise, le jeune homme s’est fait connaître en peignant des portraits d’une grande finesse mais aussi et surtout des fruits. "Il produit des œuvres visuellement riches et expérimentales grâce à un élément qu’il a toujours voulu mettre à l’honneur : le fruit", affirme sa bio sur Facebook.

Avec son nouveau single "Home Alone", ce sont ces trois centres d’intérêt que le jeune artiste a cherché à rassembler. Le résultat est poétique et frais. D’une voix grave et soul accompagnée de notes de piano délicates, Lossapardo raconte ces instants de grande sécurité durant lesquels, dans le confort de son appartement, rien, pas même le coup de téléphone d’un ami, n’arriverait à le tirer de chez lui. À l’occasion de cette sortie, Lossapordo a accepté de répondre à quelques questions.

Konbini | Salut Lossapardo, pourrais-tu te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas ?

Lossapardo | Je suis Lossa. Je dessine, je peins, je chante, je compose. J’ai commencé la peinture il y a quatre ans, mais j’ai toujours baigné dans la création. Ça a commencé en 2014 avec mon projet Fruit, des toiles qui mêlent des fruits et des sneakers. Je voulais faire quelque chose que je n’avais pas encore vu ailleurs avec des univers dans lesquels je me reconnais.

Ce projet m’a permis d’exposer sur Paris à plusieurs reprises, d’y organiser mon premier solo en 2016 et m’a même emmené à Athènes, en Grèce. À côté, il y a aussi la musique qui prend une place importante et j’ai toujours voulu mêler tout ce que je fais dans mes projets. Que ce ne soit pas juste une œuvre que tu regardes et tu scrolles, je voulais proposer plus. Il s’agit du premier projet qui mêle musique, animation et peinture.

Comment a mûri ce projet ?

C’est le premier projet qui me permet de combiner la peinture, la musique et l’animation, du moins le premier projet qui sort. Fin 2016, j’ai commencé à faire de l’animation. J’en avais déjà fait avant mais là, je souhaitais travailler quelque chose de plus poussé. J’ai toujours été attiré par cet univers et les animés comme Samurai Champloo, Hunter x Hunter, One Piece ou les œuvres de Miyazaki. Je m’y retrouvais.

Je n’ai pas fait d’école pour me former. Ça fait un an et demi que j’apprends par moi-même, je suis béni. L’animation, c’est le truc que je cherchais depuis le début, je peux y faire tout ce que je veux : raconter des histoires, mettre de la musique, de la couleur, de la peinture. C’est quelque chose de vivant.

L’idée de ce visuel est venue assez spontanément. C’est un peu comme ça que je travaille : les idées viennent et j’essaye de les exploiter au maximum. Je vais chercher la plupart de mes inspirations dans la photo, je suis un amoureux des lumières.

Quelle histoire souhaites-tu raconter avec ce clip ?

Ces soirs où tu es chez toi. Dehors il pleut, on t’appelle pour sortir, mais chez toi c’est trop confortable. Du coup, tu laisses sonner le téléphone parce que tu ne veux pas sortir. C’est ce mood-là que je voulais raconter en peinture. Ce sont mes samedis soirs, ou mes soirs tout court, que je passe généralement à peindre ou à composer.

Où sont passés les fruits ?

Les fruits sont toujours là, ils font partie de moi et de tout ce que je crée.

© Lossapardo

© Lossapardo

© Lossapardo

Par Sophie Laroche, publié le 04/05/2018