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Joakim joue avec les disques de l'immense Afrika Bambataa

Publié le

par Tomas Statius

La collection de disques d'Afrika Bambataa ,sur son chemin vers l'université de Cornell où elle sera versée "aux archives du hip-hop", s'est arrêtée à la galerie New Yorkaise Gavin Brown. Et c'est là que Joakim est intervenu. 

Depuis quelques mois, une entreprise d'archivage et de classification du mouvement hip-hop semble animer les milieux académiques américains. D'abord les travaux du photographe Arnie Pannicioli, puis cette annonce savoureuse.

Dans un essai de sauvegarde du "patrimoine hip-hop", l'université américaine de Cornell a décidé d'intégrer à sa collection une partie de la collection de vinyles du producteur américain Afrika Bambataa (ce dernier avait déjà été intervenant dans la même université pendant trois années de suite).

Soit plus de 40.000 galettes, une infime partie de ce que possède le musicien, Kevin Donovan de son vrai nom.

Afrika Bambataa aime Kraftwerk et <a href="http://www.egotripland.com/afrika-bambaataa-record-collection/" target="_blank">écrire sur ses disques</a>

Un long travail de classification mais aussi une mine d'or pour l'étude du mouvement et l'enseignement de son histoire aux futures générations. Car quoi de mieux que la discothèque d'un précurseur du mouvement pour documenter tout cela ? Quoi de plus à propos que celui à qui on attribue (parfois) l'invention du terme hip-hop dans un article de Village Voice en septembre 1982 ?

Joakim passe les disques d'Afrika Bambataa

Et dans cette histoire, c'est à la galerie new yorkaise Gavin Brown que le Français Joakim intervient.

Trouvée sur le <a href="https://www.facebook.com/gavinbrownsenterprise?fref=ts" target="_blank">Facebook</a> de la galerie Gavin Brown

Le producteur a ainsi été invité par les hôtes de ces lieux à venir jouer avec l'impressionnante discothèque, exposée dans le lieu installé à Greenwitch Village, invitation qu'il a bien évidemment honorée (il a malencontreusement oublié d'amener un enregistreur, ce qui explique la piètre qualité de ce DJ set d'une heure).

Et comme Joakim est un mec sympa, à défaut d'une tracklist, il a partagé une photo regroupant les pochettes des disques qu'il a joués.

L'enregistrement commence à la quatrième pochette

Et l'essai est à signaler. D'abord parce que cela semble avoir été un moment particulier pour le Français qui confie dans un bref texte sur son SoundCloud, sa teneur symbolique :

Pendant un mois, Gavin Brown & Johan Kugelberg ont invité des musiciens et des DJs à sélectionner des disques de la collection et à les jouer. J'ai eu la chance de faire partie de cette aventure. Chiner dans cette énorme collection qui fait partie de l'histoire a vraiment été quelque chose de spécial.

Ensuite parce que c'est comme toute une époque qui est ravivée autrement que par l'entremise d'un catalogue d'exposition. Le funk, la disco, les sonorités futuristes. Un petit bout du "Planet Rock" et des années 80 au final.

Enfin, mine de rien, parce que tout cette histoire colle à l'esprit du mouvement. Celle de la débrouille, de l'authenticité, mais aussi de l'ouverture. Et illustre l'importance d'un mouvement culturel qui n'est plus confiné, loin s'en faut, aux faubourgs new yorkais.

N.B : On peut aller constater l'étendu de la collection pendant trois jours encore.

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