James Bond serait-il alcoolique ?

D'après les conclusions d'une étude scientifique publiées dans la revue British Médical Journal, James Bond aurait de sérieux problèmes avec l'alcool.

james bond

Sean Connery dans la peau de James Bond

Au fil des années et des opus, on a pris l'habitude de voir le mythique agent 007 se siffler des verres sans jamais sourciller. Et si sa faiblesse pour les femmes était affichée au grand jour, sa passion pour les "Vodka Martini, secoué, pas mélangé" était quant à elle plus insidieuse. Dans une étude scientifique menée par des médecins britanniques et publiée dans la revue British Medical Journal, on apprend que la consommation d'alcool de James Bond dépasse de loin les recommandations.

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Comme le rapporte le blog Big Browser, trois médecins ont décortiqué les quatorze romans de Ian Flemming pour étudier très sérieusement la consommation d'alcool de l'agent. Et sans compter les trente-six jours pendant lesquels il était emprisonné, en convalescence ou à l'hôpital, James Bond a consommé 1 150 unités d'alcool en 88 jours (une unité = 8 grammes d'alcool), soit une moyenne hebdomadaire de 92 unités (736 grammes).

Comme l'explique le Docteur Patrick Davis "la consommation d'alcool hebdomadaire de James Bond est quatre fois plus élevée que la dose maximale souhaitable pour un homme adulte". 

L'étude précise aussi que les recommandations de consommation pour un adulte masculin ne doivent pas excéder 21 unités par semaines (168 grammes). Et l'agent 007 est bien au-dessus de ces chiffres.

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Ce niveau de consommation le classe dans la catégorie 3 des buveurs, ce qui implique une augmentation des risques de dépression, hypertension et cirrhose. Il est aussi exposé à des dysfonctionnements sexuels qui pourraient compromettre ses relations avec les femmes.

Les médecins finissent, non sans humour, par ce conseil :

Même si nous reconnaissons que la pression sociale quand on traite avec des terroristes internationaux ou qu'on mise sur de gros enjeux peut conduire à la boisson, nous conseillons à James Bond de se faire diagnostiquer et de réduire inconsidérablement sa consommation.

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Par Constance Bloch, publié le 13/12/2013

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