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Le dernier roman de l’écrivain de Trainspotting enfin traduit en français

Publié le

par Théo Chapuis

Parfois, je me dis que les gens qui virent junkie sont ceux qui rêvent inconsciemment d'un peu de silence.

L'auteur derrière cette phrase inspirée, vous l'avez peut-être reconnu. Il s'agit d'Irvine Welsh, le père indigne de Trainspotting, ce roman à la plume vitrifiée par l'héroïne est surtout connu grâce à la brillante adaptation que Danny Boyle lui a consacré.

Aujourd'hui, l'écrivain écossais voit enfin son livre Crime se faire traduire en français, alors qu'il était sorti en 2008 dans la langue de Bukowski. Disponible depuis le 25 avril 2014 aux éditions du Diable Vauvert, il fait suite à Une Ordure, sorti en France en 2007 (et publié initialement en 1998).

Dans cet ouvrage, Welsh redonne vie à l'inspecteur Ray Lennox, usé par une affaire de pédophilie qui l'a laissé dépendant à l'alcool, à la coke et aux médicaments. Alors qu'il cherche le rebond, planifiant son mariage à Miami, à des milliers de kilomètre de sa grise Écosse, il se retrouve malgré lui ange-gardien d'une fillette de 10 ans pourchassée par une horde de pédophiles particulièrement organisés. France Info n'hésite pas à faire le lien entre la jeune fille et l'iconique Lolita de Nabokov.

Ce n'est pas pour rien que "Magic City" inspire l'écrivain. Irvine Welsh habite lui-même en Floride depuis quelques années et a même rencontré l'amour à Chicago en 2005. Lui l'Écossais à l'amour trempé dans la tourbe (comme l'atteste son activité sur Twitter). Cependant, il prouve avec ce nouveau roman que s'il a troqué la cuillère pour la sucette, la recette de ses histoires n'a rien perdu de son acidité.

Welsh côté cinéma

En ce qui concerne les aventures de Renton, Spud, Begbie et Sick Boy, elles se poursuivront dans une suite de Trainspotting au cinéma, même si les lecteurs de Welsh connaissent déjà la suite. Ewan McGregor, qui a accepté de reprendre son rôle de petite frappe héroïnomane, reprendrait du service pour jouer dans Porno, sequel du film à succès, symbole d'une génération – comment oublier cette BO ?

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