The Interview : les cinémas menacés d'attentats par les hackers

Le piratage Sony prend des allures de mauvais thriller : dans de nouvelles menaces, les hackers évoquent les attentats du 11 septembre.

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Le climat d'hostilité est monté d'un cran. Alors que depuis plusieurs jours l'affaire de l'immense piratage dont Sony a été victime ne cesse de connaitre des rebondissements, pour le nouveau volet du "feuilleton", le ton est devenu plus grave, implicant même des menaces terroristes.

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Mardi 16 décembre, les hackers qui ont attaqué la société ont mis en ligne la scène finale de L’Interview qui tue !, dans laquelle Kim Jong-un se fait assassiner (et censurée par Sony Pictures lors du montage final). Le film serait l'élément qui a déclenché la cyberattaque menée par les pirates surnommés “Gardiens de la paix”.

S'ils n'ont pour le moment toujours pas été identifiés et que la Corée du Nord a officiellement démenti être à l’origine de ce piratage, des mots en coréen ont été découverts dans le programme malveillant développé par les détracteurs, et tout laisse à penser que le gouvernement y est bel et bien pour quelque chose.

Menaces terroristes

Mais ce n'est pas tout. Les hackers ont également adressé de nouvelles menaces à toutes les personnes qui iront voir le film mettant en scène les aventures délirantes du duo Seth Rogen et James Franco. Ainsi, comme le rapporte Variety, ils évoquent même les attaques du 11 septembre en ces mots :

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Le monde sera plein de terreur. Rappelez-vous du 11 septembre 2001. On vous recommande de rester loin de ces endroits [les cinémas, ndlr] (si votre maison est près, partez). Quoi qu'il advienne dans les prochains jours, ce sera la faute de la cupidité de Sony Pictures Entertainment.

Des menaces que les autorités américaines ont tenté de minimiser : "Il n’y a pas de menace crédible pour le moment", a déclaré sa porte-parole Jennifer Psaki. Pourtant, Seth Rogen et James Franco ont décidé d'être prudents et d'annuler toute la promotion qu'ils avaient prévu de faire autour du film.

Ainsi, le piratage Sony prend des airs de mauvais thriller. Des milliers de documents sensibles sont désormais dans la nature, incluant des données personnelles de 47 000 salariés dont certaines sont compromettantes. Comme le rappelle Libération, d’anciens salariés de Sony Pictures Entertainment ont annoncé avoir déposé une plainte en nom collectif contre le studio pour ne pas avoir protégé leurs informations personnelles.

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Par Constance Bloch, publié le 17/12/2014

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