Interview : BRNS

Au bout du tunnel noir transperce la lumière. Derrière des textes pourtant sombres, la pop lumineuse de BRNS jaillit dans Wounded, leur premier album. Entretien lors du This is not a love song festival.

Qu'en est-il de la scène belge aujourd'hui ?

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Il y a une dizaine d’années, il y a eu une énorme scène belge avec des groupes comme Ghinzu qui ont énormément tourné en France avec l’étiquette « scène belge ». Puis il y a eu un passage à vide depuis.

Nous quand on est arrivé, c’était assez particulier. Le public comme les professionnels étaient dans l’attente de ce genre de son. On représentait du coup ce renouveau de la scène belge comme d’autres musiciens de notre génération. Je ne sais pas si on peut déjà parler de nouvelle scène.

C’est une idée encore un peu vague. Il y aussi une scène qui s’ouvre un peu partout en Europe où la musique est plus décomplexée. Un groupe comme Alt-J par exemple n’aurait peut être pas connu le même succès il y a dix ans. Les choses sont quand même en train de changer.

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Vos chansons sont très cinématographiques, les films sont-ils une influence ?

Oui, nous avons dévoré énormément de films et justement le nom du groupe est tiré d’un film. On est très branché nouvelle vague. Mais l’influence est indirecte. Il y aura un clip très prochainement qui lui illustrera parfaitement notre goût commun pour le cinéma.

BRNS - Wounded

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Y'a-t-il un message que vous aimeriez faire passer à travers vos chansons ?

Il n'y a pas tellement de message. On compose uniquement par amour pour la musique. On s’est fait totalement plaisir sans se poser de questions. Le seul message qu’on pourrait faire passer indirectement, c’est qu’il est possible de tourner et de vivre un peu de sa musique sans pour autant faire des concessions. J’ai l’impression que les choses sont en train de bouger au niveau international.

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 BRNS aurait-il pu éclore sans internet ?

Ça aurait été plus difficile. Comme pour tous les styles musicaux en fait. La musique a été un peu bridée par le circuit imposé par les labels. Tu devais être signé pour espérer quoi que ce soit. Aujourd’hui, tu peux très vite partager tes créations. On n’a jamais fait de stratégie concernant la diffusion de nos morceaux, le buzz s’est fait naturellement sur internet comme pour beaucoup d’artistes d’ailleurs. Pendant six mois, on a complètement halluciné du buzz qui s'est créé au tour de notre musique.

Quelle est votre bonne adresse Bruxelloise ?

Notre repère est le Supra Bailly. C’est juste a coté de chez nous. C'est un petit café sympa où la bière est à 1,50€ et le pastis à 2€.

Par Solenn Cordroc'h, publié le 21/06/2013

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