La petite reine/Roger Arpajou

"Ivre, sous drogue" : le réalisateur de Colt 45 dénonce l’attitude déplorable de Joey Starr

Après avoir été insulté par Joey Starr sur France 2, le réalisateur Fabrice du Welz a fustigé le comportement de l’acteur sur le plateau de Colt 45, dans lequel il l’avait dirigé et qui fut un sérieux échec commercial.

La Petite Reine/Roger Arpajou

Venu présenter son livre Le Monde de demain sur le plateau d’On n’est pas couché, Joey Starr a offert une nouvelle séquence déplorable à l’émission, diffusée sur France 2 le samedi 2 décembre.

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Après avoir qualifié André Manoukian de "grosse tarlouze", déclenchant l’hilarité générale plutôt que l’indignation face à une énième démonstration d’homophobie banalisée, l’ancien membre de NTM s’en est ensuite pris au réalisateur Fabrice du Welz. Le réalisateur belge – qui a dirigé Joey Starr dans Colt 45 se serait en effet attiré les foudres de l’acteur lors du dernier jour de tournage. Une rixe sur laquelle l’acteur est revenu dans son livre :

"Un jour, entre deux prises, alors que je suis en train de discuter avec un jeune comédien, le réalisateur se jette sur moi et me hurle de fermer ma gueule. […] J’ai enlevé mon costume : 'Tu sais quoi ? Tu vas te démerder tout seul. Je sais pas à qui tu parles, mais c’est pas à moi, je crois pas.' Et je suis parti."

Encouragé par Laurent Ruquier à commenter cet extrait, Joey Starr n’a pas hésité à tenir des propos insultants :

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"Du Welz, c’est un abruti. Le mec, il ne s’est même pas rendu compte que tout le monde avait envie de lui décrocher la tête avec les dents."

"Incapable de tenir droit"

Faisant valoir un "droit de réponse", Fabrice du Welz a répliqué le lendemain dans un post Instagram cinglant, il dénonce le comportement de la star sur le plateau de son film Colt 45, sorti il y a trois ans.

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Le réalisateur belge a visiblement dû se faire violence pour mener son projet à bien, confronté au cruel manque d’implication de ses deux acteurs principaux – Gérard Lanvin et Joey Starr – qu’il qualifie amèrement "d’acteurs vedettes fainéants, ivres d’eux-mêmes et incapables, pour l’un de retenir son texte et pour l’autre de tenir droit…".

En réaction aux propos du rappeur, Fabrice du Welz a tenu à dénoncer le comportement irresponsable de ce dernier, entièrement dénué de professionnalisme :

"Joey Starr – qui était payé la somme rondelette de 50 000 euros par jour de tournage – n’a jamais été sobre lors de ses six jours de tournage. Il était au mieux ivre, au pire sous emprise chimique (puissante) qu’il prenait entre les prises…"

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Suite à l'émission du samedi 2 Décembre de Laurent Ruquier où Joeystarr et Philippe Manoeuvre étaient les invités, Joeystarr a tenu à mon égard des propos insultants. Je ne cherche pas à revenir sur une expérience de tournage pénible, aux dysfonctionnements hallucinants ni à mettre de l'huile sur le feu, mais se faire traiter de "débile" par Didier Morville chez Ruquier est quelque chose qui mérite au moins un droit de réponse. J'ai très certainement ma part de responsabilité dans le naufrage de cette production, mais croyez-moi, je voulais faire un bon film. J'y croyais mais ce que j'ai vu, jour après jour dépassait l'entendement ... Joeystarr - qui était payé la somme rondelette de 50 000 euros par jour de tournage - n'a jamais été sobre lors de ses 6 jours de tournage. Il était au mieux ivre, au pire sous emprise chimique (puissante) qu'il prenait entre les prises ... Je me moque de ce qu'il fait de sa vie mais sur un plateau de cinéma où il était censé incarner un spécialiste du tir de combat, vif et rapide vous conviendrez que c'est un problème. Mon plan de travail a été réduit par la production afin de payer les deux vedettes du film; Gérard Lanvin et Joeystarr (qui refusaient de revenir sur leurs salaires), au dépens de mon scénario qui a subi de nombreuses coupes et détériorations. Ce climat anxiogène a crée de vives tensions entre la production, les deux acteurs et moi-même ... Mon tort est d'avoir pensé que le producteur principal rajouterait des jours de tournage après avoir vu un premier montage, comme il le fait généralement sur ses films. Ca n'a pas été le cas, malheureusement. J’ai tenté de tourner le film que j'avais en tête, avec passion, comme à mon habitude et je me suis heurté à ce que j'ai vu de pire dans la production française actuelle et à deux acteurs vedettes fainéants, ivres d'eux-mêmes et incapables, pour l'un de retenir son texte et pour l'autre, de tenir droit ... Mon altercation avec Joeystarr a été violente et elle ne s'est pas passé comme il la raconte. Il se donne le beau rôle et le dernier mot, il en a le droit, il est médiatique mais ce n’est pas pour autant la vérité. Et puis, dis grand, t’as pas autre chose à foutre?

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Par Marie Jaso, publié le 04/12/2017

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