En images : entre surf, skate et moto, le Wheels & Waves a ravi les amateurs de ride

Du 14 au 17 juin s’est tenu le Wheels & Waves à Biarritz. Un festival sous le signe de la ride.

Skateur et compétiteur à moto, on ne présente plus la légende Steve Caballero. (© Louis Lepron)

Il est étonnant de ressentir à quel point le manque de soleil peut mener à un oubli profond des souvenirs de ciel bleu. On s’en rend vite compte lorsqu’on débarque à Biarritz, par un jeudi après-midi. La ville en bord d’océan, qui compte près de 25 000 habitants, est connue autant pour sa culture surf que pour le va-et-vient quotidien des nuages.

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À 800 kilomètres de Paris, la côte basque se rappelle à notre souvenir alors que le Wheels & Waves, lancé par le collectif de bikers français Southsiders, s’y tient pendant quatre jours à la mi-juin. Quatre jours de surf, de skate et de moto. Pour cette septième édition, c’était mal parti : une tempête passant, l’organisation du festival a dû rebrousser chemin, transférant la majorité de ses activités de la Cité de l’Océan, située en bord de plage, à la Halle d’Iraty, dans les terres.

En moins de deux jours, le Wheels & Waves a réussi l’impossible pour réagir et sauver son édition, aménageant ses stands par dizaines dans une sorte d’immense village. On y était, on vous raconte.

Des compétitions de toutes natures

Dans la Halle, de nombreux stands liés à l’univers de la moto, rassemblant des centaines de passionnés venus notamment de la France et de l’Espagne. Entre Harley, Yamaha ou Triumph, une bonne partie des marques était présente. Dans les couloirs, on entend parler allemand, anglais, italien, néerlandais, basque et français, illustrant la dimension internationale du Wheels & Waves.

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Si la raison principale du festival se tenait dans cette halle, le cœur se trouvait plutôt du côté des contests : celui de surf à la plage de la Milady, de skate sur une rampe confectionnée pour l’occasion et de moto dans trois endroits différents, donnant sur la côte basque française et espagnole.

Si Biarritz a été choisi, c’est presque une évidence, la région bénéficiant d’un leg underground fort, à commencer par le surf, représenté cette année en particulier par Joël de Rosnay, l’un des premiers importateurs de la culture en France. Il a d’ailleurs vu ses photographies, désormais mythiques, être exposées pendant l’événement.

Le surf nécessitant de bonnes conditions, le contest a eu lieu le samedi matin dès 9 heures sur la plage de la Milady, rythmé par les runs des participants.

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(© Louis Lepron)

Pour le skate, même topo avec pour cause une pluie de l’enfer – entendre ce fameux crachin. Le contest, reporté le samedi en fin d’après-midi, a permis aux skaters de se lâcher pendant trois bonnes heures.

La rampe a laissé voir aussi les légendes Steve Caballero et Christian Hosoi se dégourdir de leurs tricks devant une audience clairement captivée et à travers une session improvisée qui a rapidement tourné en "il faut que je rentre cette figure".

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Jouant des courbes, ils ont montré à quel point, du haut de l’apport considérable qu’ils ont offert au sport, leurs réflexes sont toujours aussi affûtés, faisant la nique aux "petits jeunes" en compétition, rentrant des figures comme au bon vieux temps. Clairement, ils n’étaient pas là pour faire quelques interviews et parler du passé.

Steve Caballero en pleine action. (© Louis Lepron)

Christian Hosoi, de la tête… (© Louis Lepron)

… aux pieds. (© Louis Lepron)

Et s’il y a bien une compétition qu’il ne fallait pas rater ce week-end lors du Wheels & Waves, c’était celle du flat track, où l’on a retrouvé Steve Cabellero aux côtés de Dimitri Coste, l’un des représentants français les plus populaires de cette compétition. Numéro 87, il a terminé deuxième.

Le principe du flat track ? C’est très simple :

  • Choisir un hippodrome, non loin de la ville espagnole de Saint-Sébastien, à 45 minutes de route de Biarritz ;
  • faire venir une cinquantaine de participants, concourant dans diverses catégories ;
  • les faire rouler pendant trois tours sur un circuit terreux et sacrément glissant dans les courbes ;
  • attendre que les premiers arrivent, que certains tombent, et que d’autres abandonnent.

(© Louis Lepron)

(© Louis Lepron)

La légende Steve Caballero. (©Louis Lepron)

Au final, le Wheels & Waves a l’avantage de rassembler des communautés hétéroclites ayant en commun l’amour de la ride, qu’elle soit sur le bitume, le béton ou les vagues. L’ambiance, unique en son genre, permet aux amateurs de ces sports de profiter dans des conditions idéales des dernières innovations et actualités des différentes communautés représentées. Et ce à travers des épreuves organisées dans une ambiance bon enfant.

Par Louis Lepron, publié le 22/06/2018

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