Harry Potter vient de souffler sa vingtième bougie, mais ce n’est que le début

Il y a exactement 20 ans, le premier tome des aventures d’Harry Potter sortait dans les librairies anglaises. L’héritage de cet œuvre va encore se faire ressentir durant de longues années.

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Il y a exactement 20 ans était publié au Royaume-Uni le premier tome des aventures d’Harry Potter. Aujourd’hui, la saga est devenue un phénomène planétaire tellement exploité qu’il existe plusieurs bonnes raisons de croire que l’univers magique créé par J. K. Rowling sera toujours aussi dynamique dans 20 ans.

Ce qu’il est important de noter, pour ceux qui connaissent peu ou pas Harry Potter, c’est que Joanne Kathleen Rowling n’a pas simplement créé une histoire, mais tout un univers TRÈS détaillé. Rien n’est laissé au hasard, d’où la possibilité de continuer à créer plus d’histoires, de livres et de films. Autant dire que l’aventure Harry Potter n’en est qu’à ces débuts.

Petit récapitulatif de ce que l’avenir réserve à cette franchise, et pourquoi le sorcier le plus célèbre a encore de belles années devant lui.

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Le site Pottermore

Nous sommes en juillet 2011, le dernier tome a été publié il y a quatre ans et la deuxième partie des Reliques de la Mort quitte progressivement les salles de cinéma. Pour beaucoup de fans, les films avaient entretenu l’effervescence, mise à mal par la fin des livres. Alors quand retentit le générique de fin des films, les fans se disent que l’aventure est bel et bien terminée – à l’époque, J. K. Rowling, est ferme : il n’y aura pas de huitième tome.

Mais l’auteure a conscience que les "Potterheads", la communauté des fans du sorcier, en veulent "more". En juillet 2011, elle annonce sur YouTube le lancement d’un site entièrement dédié à l’univers d’Harry Potter : Pottermore. Cependant, le site est, au final, assez peu connu du grand public. Pourtant, c’est une mine d’écrits inédits de l’auteure. Plusieurs textes (en anglais uniquement) relatent en détail la vie de personnages secondaires, comme le professeur McGonagall, voire de familles entières, comme les Malefoy ou les Potter. En français par contre, c’est toute l’Histoire de la magie en Amérique du Nord qui est expliquée.

On peut aussi lire la longue histoire d’Ilvermorny, l’école citée dans Les Animaux fantastiques, qui vient compléter le film. Pottermore est aussi le site officiel pour découvrir à quelle maison vous appartenez à Poudlard, la forme de votre Patronus, et même votre maison à Ilvermorny, via des quiz entièrement pensés par Rowling elle-même. Le site est aujourd’hui le moyen qu’utilise l’auteure pour annoncer ses prochains (et nombreux) projets à venir.

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Encore quatre films à venir

Les Animaux Fantastiques, bien que ne parlant pas spécifiquement d’Harry Potter et ses amis, se situent dans le même monde imaginé par Rowling. L’histoire du film qui se déroule cinquante ans avant la naissance d’Harry Potter s’inscrit parfaitement dans le monde inventé par l’auteure britannique. Ce qui ne devait être au début qu’une série de trois films, sera finalement une franchise de cinq longs-métrages (pour notre plus grand bonheur).

En étant elle-même aux commandes du scénario, Rowling fait de nombreuses références à l’histoire d’Harry Potter, qui s’imbriquent avec ce qu’elle a écrit il y a vingt ans. Sur Twitter, elle a même récemment annoncé avoir fini d’écrire le deuxième film qui sortira en 2018, en répondant avec humour à une fan impatiente.

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L’histoire des Animaux Fantastiques explore la montée en puissance de Grindelwald, un mage noir du début du XXe siècle, que l’on découvre dans la saga Harry Potter. Les prochains films devraient également nous plonger dans la jeunesse d’Albus Dumbledore, le mythique directeur de Poudlard, qui sera interprété par Jude Law.

Parcs d’attractions, visite des studios et pèlerinage sur les lieux du tournage

Ouvert en 2010 dans le parc d’attractions des studios Universal d’Orlando, en Floride, le Wizarding World of Harry Potter est une immense zone thématique dédiée encore une fois à l’univers du sorcier. On peut se balader dans Pré-au-Lard ou le Chemin de Traverse, vivre une expérience de réalité augmentée particulièrement impressionnante dans le château, boire de la bièraubeurre et bien sûr s’acheter tout son matériel de sorcellerie. Le parc de Floride est une telle réussite qu’il en existe désormais un à Los Angeles, un autre au Japon et bientôt un quatrième à Pékin, où un parc thématique Universal est prévu pour 2020.

Le Poudlard du parc Universal Studio d'Orlando, Floride (© Scott Smith - Creative Commons - Flickr)

Le Poudlard du parc Universal Studios d’Orlando, Floride. (© Scott Smith/Flickr/CC)

Au Royaume-Uni, pays d’origine de l’auteure et de toute l’histoire originale, il est possible de visiter les studios où furent tournés les films, à une soixantaine de kilomètres de Londres. On y découvre les secrets de tournage et on peut se plonger dans la peau des acteurs de l’une des plus longues sagas de l’Histoire du cinéma. Mais ce n’est pas tout : l’école de sorcellerie est connue pour être située quelque part en Écosse, d’après les livres. Et bien qu’aucun château précis n’ait servi de cadre, il existe des tours thématiques des lieux où ont été tournées certaines scènes emblématiques.

L’Enfant maudit

Le fameux "huitième tome" n’en est pas vraiment un puisque c’est une pièce de théâtre, certes disponible en livre, mais pensée pour les planches. Un peu frustrant pour ceux qui ne peuvent pas se rendre à Londres – d’où la publication du texte.

Jouée pour la première fois le 31 juillet 2016 dans la capitale britannique, la pièce affiche complet jusqu’en 2018, date à laquelle elle va s’exporter à Broadway, à New York. La pièce et le livre ont battu tous les records de vente et de récompenses – comme tout ce que touche Rowling.

(©Manuel Harlan)

(© Manuel Harlan)

Se déroulant dix-neuf ans après la défaite de Voldemort, l’histoire se focalise sur le fils d’Harry Potter, Albus, que tout oppose à son célèbre père. En revanche, il se peut que ce soit la dernière occasion d’en apprendre plus sur la vie d’Harry Potter.

Des fans très productifs

Si les Potterheads (comme n’importe quels fans inconditionnels d’une saga ou d’une franchise) ont une caractéristique, c’est bien qu’ils n’en ont jamais assez. Avec Internet, la fanbase d’Harry Potter s’est rassemblée en pages Facebook aux plusieurs milliers de fans. Et beaucoup de choses s’y passent. On ne parle pas simplement de fan fiction ici. On développe des théories que les médias commenteront des mois plus tard, on débat sur tel ou tel détail de l’Histoire de la magie ou trait de caractère d’un personnage.

On y imagine surtout les histoires les plus "exploitables". Une idée revient tout le temps dans les discussions : un film centré sur les quatre créateurs de Poudlard, Godric Gryffindor, Rowena Serdaigle, Helga Poufsouffle et Salazar Serpentard. L’autre histoire la plus potentiellement exploitable en film ? Celle des Maraudeurs, les auteurs de la fameuse carte du même nom, dont le père d’Harry et son parrain font partie. Comme le dit un internaute sur une page Facebook : "Les Potterheads veulent tellement voir un film sur les créateurs ou les Maraudeurs qu’ils vont finir par le créer eux-mêmes." Et ce n’est pas très loin d’arriver.

Non seulement beaucoup ont écrit des fan fictions sur le sujet, mais il existe déjà des courts-métrages en ligne, d’une qualité assez frappante pour du "fan art" – tous précisent qu’ils ne sont en aucun cas liés à la Warner Bros. ou à J. K. Rowling. On a ainsi eu droit à la bande-annonce d’un film sur l’enfance de Voldemort, ou encore un fanfilm sur la relation entre les Maraudeurs et Severus Rogue, une fois sortis de Poudlard.

L’héritage de la saga commencée il y a vingt ans prospère sous toutes les formes possibles car les premiers lecteurs sont maintenant trentenaires (voire quadragénaires) et transmettent leur passion à leurs enfants. Joanne Kathleen Rowling est pourtant très souvent critiquée, beaucoup jugeant que l’auteure ne fait tout cela que pour l’argent. Mais lorsque l’on sait qu’elle est la première femme à perdre son statut de milliardaire à cause de son action caritative, on ne peut pas douter de ses intentions.

Par Paloma Clement Picos, publié le 26/06/2017

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