Choqués par le cannibalisme de Grave, des spectateurs ont fait des malaises

Le dernier film de Julia Ducournau a fait sensation à Toronto... mais pas forcément pour les bonnes raisons : Grave a littéralement retourné les spectateurs. 

( © Wild Bunch)

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Ce ne sont pas des applaudissements que l'on a entendu à la fin de la projection, mais le bruit des sirènes des ambulances. Apparemment, Grave est vraiment gore. Ce n'est pas un film pour les petites natures, quoi. Présenté pour la première fois en mai, au festival de Cannes, pendant la Semaine de la Critique, le film de la jeune française diplômée de la Fémis avait marqué les esprits par des scènes dérangeantes. Le 13 septembre, Grave a été présenté à la séance de minuit du festival de Toronto. Traditionnellement réservé aux films de genre, ce créneau tardif pimente toujours un peu la projection.

Produit par Julie Gayet, le premier long métrage en solo de Julia Ducournau, grande amatrice de films d'horreur, raconte l'histoire de Justine, une adolescente surdouée. La bonne élève, qui est aussi végétarienne, intègre la même école de vétérinaire que sa sœur. Et forcément, elle passe par la case bizutage. Des élèves plus âgés lui font alors manger de la viande crue. Une première expérience qui va éveiller en elle, de curieuses pulsions : Justine devient cannibale, et va entraîner sa sœur dans son vice.

Ce n'est pas la première fois que ça arrive

Face à cette histoire assurément sanglante, plusieurs membres du public se seraient évanouis, selon The Hollywood Reporter. Les secours ont dû intervenir et des ambulances auraient même été appelées. La dernière fois qu'un film a provoqué un malaise similaire, c'était en 2009 avec le violent et très malsain Antichrist de Lars Van Trier (avec Charlotte Gainsbourg et Willem Dafoe).

Projeté actuellement à Paris dans le cadre de l'Étrange Festival — l'évènement cinéma le plus décalé de France — dans la section "Nouveaux Talents", Grave sortira officiellement dans les salles françaises le 15 mars prochain. Nous aurons le plaisir d'y retrouver le trop discret Rabah Naït Oufella aux côtés de Garance Marillier (Ce n'est pas un film de cow-boys) et Ella Rumpf (Chrieg).

Par Lucille Bion, publié le 15/09/2016