Gotham : un premier épisode pilote excitant

Ce 22 septembre, Gotham est apparu sur les écrans de la Fox. Attendue a tournant, la série devrait réjouir les fans de Batman comme les amateurs de show policiers.

Ne vous attendez pas à retourner dans l'univers sombre, sobre et sérieux conçu par Christopher Nolan pour sa saga Batman. Étalée de 2005 a 2012, de Batman Begins à The Dark Knight Rises, elle a renforcé la vision d'un Batman réaliste, ancré dans une réalité post-11 septembre. Ici, rien de tout cela, et c'est tant mieux.

Car Gotham est avant tout une série. Une série télévisée produite par la Fox qui a pour concurrent Les agents du S.H.I.E.L.D (coucou Marvel) mais pas seulement : les super-héros et flics courent les rues, qu'on soit dans les tréfonds de la Louisianne (True Detective) ou dans les fauteuils cossus et confortables d'un psychiatre un peu timbré (Hannibal).

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Plus adulte que sa cousine The Flash, Gotham plonge dans les origines de la ville de Bruce Wayne, à l'époque où celui-ci n'est encore qu'un bambin témoin du meurtre de ses parents - une scène désormais imprimée dans l'imaginaire collectif, devenu mème visuel. Le traumatisme est fort pour le futur super-héros mais la caméra ne s'appesantit pas sur ses épaules.

On suit James Gordon, jeune policier chevronné, tout juste arrivé dans les locaux puants de la police de Gotham. Corruption, coups bas, coéquipier cynique et malversations politiques font de la ville et de son lieu de travail un enfer pour les bons, un paradis pour les mauvais.

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Elle fait écho à la ville décrite dans Batman Begins, gangrenée par la violence, poussant un certain Ra's al Ghul, chef de la Ligue des Ombres, à vouloir la brûler. Pour sa première et délicate mission, James Gordon doit retrouver le meurtrier des parents de Bruce Wayne.

Un résultat peu original mais qui donne envie

S'il y a bien une chose que Gotham assume au cours de ce premier épisode, c'est ses références cartoonesques, avec ses jeux de lumières et des séquences qui font plus penser à Sin City et à l'ambiance d'un film noir qu'à la sobriété de Nolan. On croise aussi des habitués de l'univers DC Comics et de Batman, entre les apparitions successives du Pingouin, de Catwoman, du Sphinx et même de l'Empoisonneuse. Ils ne sont rien, juste des personnages qui n'ont pas encore été happés par les méandres de Gotham.

James Gordon à gauche, Catwoman à droite

James Gordon à gauche, Catwoman à droite

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Un parti pris des origines qui donne un nouvel - et énième - élan à l'univers de Batman en s'aidant de ce policier qui découvre les affres d'une cité qu'il connaît encore trop peu mais dont il veut coffrer chaque parcelle de banditisme. Un super-héros avant l'heure mis en avant rigoureusement (mais sans grande originalité) dans ce premier épisode attendu au tournant.

Tout cela devrait prendre consistance dans les prochains épisodes si l'on en croit le bagage du monsieur derrière ce projet de série : Bruno Heller, le producteur exécutif de Gotham, s'est notamment occupé de The Mentalist et de la superbe série péplum Rome. Reprendre avec brio des histoires vues et revues, il sait y faire.

La série Gotham est à voir sur iTunes dès aujourd'hui

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Par Louis Lepron, publié le 24/09/2014

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