cédits: Imétrage/Etienne Perrin

Rencontre avec Goldn Retriever

Le mois dernier, nous vous faisions découvrir le premier single de Goldn Retriever, "We Ride Home". Ce mois-ci sort son EP The Dawn Within. On l’a rencontré chez lui à Londres où il nous a parlé de ses voyages, de ses collaborations et de sa vie londonienne. Hello Goldn.

(Crédits image : Imétrage/Etienne Perrin)

Konbini | Tu as pas mal bougé ces dernières années, entre la Suisse, la France et les Etats-Unis, comment as-tu atteri à Londres ?

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Goldn Retriever | J’ai grandi en Suisse. Vers 13 ans j’ai commencé à jouer avec le logiciel Magic et j'ai produit mes premiers sons. Plus tard, à Lyon j’ai créé un groupe de rock avec des potes. On est parti en tournée aux Etats Unis. C’était fou, très cinématique. C’était le début de mon itinérance. J’ai découvert M83 en 2009 quand j’étais aux Etats-Unis, leur synth-pop un peu eighties m’a donné envie de revenir à l’éléctro. C’est comme ça que Goldn Retriever est né. Londres était une suite logique en terme d’inspiration électro.

K | En parlant d’influences, c’est quoi les tiennes ?

Mon premier souvenir électro c’est "Lady" de Modjo. Je me souviens bien du clip, j’avais trouvé ça cool. Après il y a évidemment la French touch, M83, Washed Out, Toro y Moi… Aux Etats Unis, plus précisément en Floride et Californie, j’ai découvert un son électro chaud et solaire, assez eighties comme Classixx. Quand je suis arrivé ici c’était l’inverse : les sons sont bruts et edgy, très urbains. Pour cet EP j’ai essayé de faire se rencontrer ces trois influences. En général j’aime les sons aériens et « positifs », ceux qui font voyager.

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K | "We Ride Home" parle de voyage et d’errance. Tu peux nous en dire un peu plus ?

La mobilité et l’itinérance sont au cœur de cet EP. De nos jours, surtout notre génération (il a 24 ans), on voyage beaucoup et à chaque périple on cherche à construire un chez soi. On pose nos valises un peu partout, on en fait notre maison pour un moment et puis on repart et on recommence. Ce morceau parle de ça.

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K | Et donc pour le moment tu as posé tes valises à Londres. C’est comment d’être un Frenchy dans l’électro à Londres ?

Je suis plus ici pour m’imprégner d’une culture, d’une vibe. Je ne fais pas partie d’une scène particulière, je m’inspire de tout ce qui m’entoure. J’ai découvert la scène électro très hard londonienne. Des sons très bruts qui se retrouveront certainement d’une façon ou d’une autre dans de prochaines productions.

En général c’est très novateur ce qui sort à Londres, ils prennent beaucoup de risques et dans cinq ans on retrouvera ces influences dans des morceaux de pop plus mainstream, comme avec la dubstep au début des années 2000. Et puis, paradoxalement, ils savent aussi super bien revenir en arrière avec la house-garage de Disclosure récemment ou encore le son très Lo-fi du dernier album de John Hopkins.

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K | Tu chantes aussi, tu as d’ailleurs collaboré sur le morceau "So far Gone" de Pyramid. Comment s’est faite cette collaboration ?

J’ai commencé à chanter avec mon groupe à Lyon et c’est ma voix que l’on entend sur mon EP. J’ai rencontré Pyramid à une soirée à Lyon, on a sympathisé. Quelques mois après il m’a appelé pour me proposer de poser ma voix sur un EP qu’il produisait avec Crayon pour Kitsuné. Depuis j’ai re-travaillé sur un morceau avec Crayon qui n’est pas encore sorti et tous les deux ont remixé "I Feel Great Now" sur l’EP. On est une bonne team.

K | Comment s'est déroulé le tournage de ton dernier clip ? 

On était en Suisse il y a un petit mois pour le tournage. On a travaillé avec Imetrages et Etienne Perrin qui ont d’ailleurs déjà bossé sur la vidéo de "Wolf" de Pyramid. Le tournage s'est déroulé en pleine nature alors que le morceau est très urbain.

K | Pour finir, c’est quoi tes clubs de prédilection à Londres ?

Je passe pas mal de temps au BookClub à Shoreditch. C’est petit et pas vraiment un club mais il y a toujours de bonnes soirées d’organisées, c’est très chill. Typiquement Shoreditch ! Sinon, en arrivant à Londres je suis pas mal allé au Crucifix Lane, un club underground près de Tower Bridge qui passe de la techno bien sombre et hard. A voir en tout cas !

Par , publié le 20/11/2013

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